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Les adieux de l’ex-maire de Saint-Brevin au terme d’un « tourbillon médiatique »

L'ancien maire de Saint-Brevin, Yannick Morez (à gauche), qui a démissionné après avoir été ciblé sur des projets concernant un centre de demandeurs d'asile, prend la parole après une marche de soutien dans sa commune, le 24 mai 2023.   - Credit:Sébastien Salom-Gomis/AFP
L'ancien maire de Saint-Brevin, Yannick Morez (à gauche), qui a démissionné après avoir été ciblé sur des projets concernant un centre de demandeurs d'asile, prend la parole après une marche de soutien dans sa commune, le 24 mai 2023. - Credit:Sébastien Salom-Gomis/AFP

C'est dans un tonnerre d'applaudissements, et entouré de toute son équipe municipale – et d'un imposant service d'ordre –, que Yannick Morez, le maire de Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique), s'est avancé, ce mercredi 24 mai, sur le perron de l'hôtel de ville.

Il est 18 heures passées de quelques minutes, le silence se fait enfin. « Je ne m'attendais pas à voir autant de monde pour me soutenir », a-t-il commencé, les yeux rougis par l'émotion, à moins que ça ne soit par la fatigue, « depuis une semaine je suis pris dans un tourbillon médiatique ».

À LIRE AUSSIAttaquer un élu, c'est s'attaquer soi-mêmePassé par le Sénat, où il a été auditionné par la commission des Lois, puis par Matignon où il s'est entretenu avec la Première ministre Élisabeth Borne, le 17 mai, l'élu ne s'était plus exprimé. Il a donc fait un retour triomphant sur ses terres au bord de l'Atlantique, après s'être fait le porte-voix de tous ces élus malmenés, abandonnés, comme lui-même l'a été. « Je me suis aperçu que c'était un sujet national, et j'ai décidé d'aller jusqu'au bout, de vraiment tout dire. Ça a été très important pour moi, ça m'a soulagé, parce que démissionner n'est pas quelque chose de simple. »

Huées adressées aux autorités

Yannick Morez a été victime de menaces de l'extrême droite depuis l'officialisation, fin 2021, du transfert, près d'une école de sa commune, d'un centre d'accueil de demandeurs d'asile (Cada) qui existait déjà à Saint-Brevin depuis 2016. Ces attaques av [...] Lire la suite