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Accident mortel d'autocar sur l'A6: le conducteur mis en examen pour homicide involontaire

Le conducteur de l'autocar impliqué dans un accident mortel dimanche sur l'A6 a été mis en examen pour homicide involontaire et placé sous contrôle judiciaire, a indiqué ce lundi 4 mars le procureur de Dijon.

L'homme de 63 ans résidant à Gap est également poursuivi pour "blessures involontaires", a ajouté Olivier Caracotch dans un communiqué. L'accident survenu dans la nuit de samedi à dimanche à Chailly-sur-Armençon près d'Eguilly (Côte-d'Or) a fait un mort, une adolescente de 14 ans, précise le parquet - qui avait initialement évoqué l'âge de 15 ans.

Une dizaine de personnes a en outre été blessées, "dont une adulte grièvement touchée à un membre supérieur", selon le communiqué.

L'autocar, parti de la commune des Andelys (Eure), se rendait dans les Hautes-Alpes pour une colonie de vacances avec à son bord 51 personnes dont 41 enfants de 5 à 15 ans et 10 adultes, dont le chauffeur.

Ni alcool ni stupéfiants

Les tests d'alcoolémie et de stupéfiants du conducteur, qui avait été placé en garde à vue, ont été négatifs. Dimanche, le parquet avait indiqué que ce dernier pensait "s'être assoupi".

Dans le cadre de son contrôle judiciaire, il a l'interdiction de conduire tout véhicule de transport collectif de voyageurs ainsi que d'entrer en relation avec les victimes.

Les investigations auprès de la société gapençaise propriétaire du car, basée dans les Hautes-Alpes, "ne permettent pas à ce stade de constater d'anomalie dans les temps de conduite ou l'état du véhicule", précise lundi le parquet.

"Les premières constatations laissent à penser que le véhicule, pour une raison encore indéterminée, s'est déporté sur la droite de la chaussée, mordant l'accotement, avant de se coucher", explique-t-il.

La veille, le maire d'Eguilly avait expliqué à qu'il pleuvait beaucoup au moment du drame mais que la visibilité était bonne et la circulation fluide.

"J'ai été réveillé par la préfecture à 2 heures du matin. Je suis allé voir les enfants qui étaient excessivement choqués, une jeune fille tremblait de tout son corps et je suis ressorti de la salle très ému", avait également déclaré Jean-Marie Faivret.

Les personnes indemnes avaient été prises en charge par une cellule d'urgence médico-psychologique et regroupées dans un collège de Pouilly-en-Auxois jusqu'à leur retour dans l'Eure.

Article original publié sur BFMTV.com