Accident de chasse: marche blanche un an après la mort d'un jeune homme de 25 ans dans le Lot

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Marche blanche à Cajarc (Lot) un an après la mort d'un jeune homme tué par un chasseur. 4 décembre 2021 - Valentine Chapuis - AFP
Marche blanche à Cajarc (Lot) un an après la mort d'un jeune homme tué par un chasseur. 4 décembre 2021 - Valentine Chapuis - AFP

Près de 200 personnes, selon la gendarmerie, ont participé samedi à Cajarc (Lot) à une marche blanche en mémoire de Morgan Keane, tué il y a un an par un chasseur qui l'avait pris pour un sanglier.

"Nous ne sommes pas des sangliers ni des galinettes cendrées", pouvait-on lire sur une pancarte au milieu de la foule qui arpentait les rues de Cajarc dont la population dépasse à peine le millier d'habitants.

Parmi les manifestants de tous les âges, certains brandissaient une photo de Morgan Keane souriant ou portaient une bougie qu'ils essayaient de protéger de la pluie.

"Je suis surprise qu'il y ait autant de monde malgré le temps pluvieux. Mais ce n'est pas étonnant, il était très apprécié", a confié Peggy Lee, une amie de Morgan Keane, né en Aveyron d'une mère aveyronnaise et d'un père britannique, et mort à 25 ans, le 2 décembre 2020 à Calvignac (Lot).

Un collectif créé après sa mort propose de mieux encadrer la chasse

Cette ancienne membre du collectif "Un jour un chasseur", créé à la suite de l'accident, a souhaité être présente pour "dire à Morgan qu'il est encore aimé et que sa mort n'est pas invisible".

Ce collectif propose notamment d'interdire la chasse le mercredi et le dimanche, de mieux former les chasseurs ou de mieux contrôler la circulation de leurs armes pour éviter aussi les crimes hors chasse.

Deux représentantes du collectif - dont une pétition déposée sur le site du Sénat a dépassé le 120.000 signatures - doivent être auditionnées mardi par la mission "sécurisation de la chasse" de la Haute assemblée.

876450610001_6281587453001 Pour Régis D'Isarn-Devillefort, un "ami intime de Morgan" présent à la marche, "il faut revoir totalement la législation de la détention d'armes. Les chasseurs utilisent des armes normalement réservées à des militaires. Il faudrait revenir aux cartouches traditionnelles. Si elles avaient été utilisées, Morgan ne serait pas mort".

Un point de vue partagé par un ancien chasseur, qui préfère rester anonyme. "Les armes sont trop performantes, la chasse devient dangereuse" dit il.

Article original publié sur BFMTV.com

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