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« Academia Christiana » bientôt dissout, Darmanin annonce un décret « dans les semaines qui viennent »

Gérald Darmanin a annoncé à Brut la dissolution prochaine de « Academia Christiana », un groupe d’extrême droite.
Capture Brut Gérald Darmanin a annoncé à Brut la dissolution prochaine de « Academia Christiana », un groupe d’extrême droite.

EXTRÊME DROITE - Et de trois. Après « Division Martel » et « La Citadelle », Gérald Darmanin veut dissoudre « Academia Christiana », un mouvement de catholiques traditionalistes d’extrême droite. Le ministre de l’Intérieur a annoncé ce dimanche 10 décembre lors d’une interview à Brut qu’il présentera un décret de dissolution « dans les semaines qui viennent » en conseil des ministres.

« Ultra-droite » ou extrême droite ? Le choix des mots n’est pas anodin, on vous explique pourquoi

Fondé en 2013 par des jeunes proches de la mouvance identitaire, Academia Christiana se présente comme un institut de formation « intégrale », à la fois « spirituelle, morale, intellectuelle et sportive ». Cette organisation est présidée par Victor Aubert, professeur de français et philosophie à l’Institut Croix des Vents à Sées (Orne), un établissement scolaire privé hors contrat dirigé par la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, institut traditionaliste reconnu par Rome.

Un appel « à la croisade » qui ne passe pas

Si Gérald Darmanin n’a pas dévoilé les motifs précis qui justifieront la dissolution, une source proche du dossier a donné des éléments à l’AFP. « Sous prétexte d’une prétendue menace pesant sur les Français », ce groupe « légitime de façon récurrente la violence physique et le recours aux armes ». Pour ce faire, « elle utilise un vocabulaire guerrier et incite de manière explicite ses militants à s’armer et à partir en “croisade” », ajoute cette source.

« D’autre part, et en cohérence avec cette menace qui guetterait la France, Academia Christiana présente la “légitime défense” comme nécessaire », a-t-elle encore dit.

La direction de l’organisation a annoncé son intention de contester la dissolution devant le Conseil d’État. « À l’heure où les coups de couteau fusent matin, midi et soir, la priorité de la République est de dissoudre un institut de formation dont les cadres sont tous d’honnêtes pères et mères de famille. En voulant nous dissoudre, le gouvernement s’en prend une fois de plus aux catholiques, qu’il considère comme des citoyens de seconde zone », peut-on lire dans un communiqué publié sur son site Internet. L’organisation a aussitôt reçu le soutien de personnalité d’extrême droite, notamment Eric Zemmour.

Au cours de l’interview, Gérald Darmanin a dit aussi que les services de police et de renseignement travaillent à l’éventualité de dissoudre un autre groupuscule d’extrême droite, « Les Remparts lyonnais ».

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