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9 Français sur 10 inquiets à l’idée qu’il y ait plus de violences et d’affrontements entre groupes sociaux à l’avenir

La crainte d'une escalade de violences. 91% des Français se disent inquiets à l’idée qu’il y ait plus de violences et d’affrontements entre groupes sociaux à l’avenir dans notre pays, selon une nouvelle enquête Elabe "L'Opinion en direct" pour BFMTV.

Dans le détail, ils sont 45% à être très inquiets et 46% à être plutôt inquiets du risque de violences et d'affrontements entre groupes sociaux. A contrario, 9% ne se disent pas inquiets, dont 7% pas vraiment et 2% pas du tout.

Toujours selon la dernière enquête d'Elabe, une majorité de Français estime que le drame survenu Crépol "n’est ni un fait divers ni une simple rixe" (78%), il représente "la faillite générale" (75%) et "l’ensauvagement" (67%) d’une société qui "risque de basculer". Des expressions employées cette semaine par le porte-parole du gouvernement Olivier Véran ou le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin après la mort du jeune Thomas.

87% des Français interrogés jugent la justice trop laxiste

Pour 91% des Français interrogés, le recul de l'autorité est un problème majeur dans la société française. Ils sont aussi très nombreux (87%) à considérer que la justice est trop laxiste et une majorité de Français (58%) à estimer que la violence se répand dans toute la société.

3 Français sur 4 (78%) jugent même que la situation en France en matière de sécurité des personnes et des biens se dégrade depuis quelques années, une opinion en progression constante depuis août 2020.

Les agressions sur les personnes (68%) devant les trafics de drogue (53%), les agressions sexuelles (49%) et les incivilités (41%) sont les principaux sujets sur lesquels le gouvernement devrait agir en priorité. En outre, 56% des personnes interrogées demandent à ce que les personnes effectuent réellement les peines auxquelles elles ont été condamnées et 54% plaident pour un durcissement du Code pénal.

Pour 2 Français sur 3, les violences de l'ultradroite ne sont pas marginales

Après un week-end marqué par des rassemblements et des violences de l'ultradroite dans la Drôme, ils sont 2 Français sur 3 (66%) à estimer que ces actes ne sont pas marginaux mais traduisent un phénomène général de la montée de ces groupes dans notre pays.

En parallèle, 66% des personnes interrogées considèrent que ce qui divise les Français aujourd’hui est plus fort que ce qui les rassemble, contre 33% qui sont d’un avis contraire, des chiffres stables depuis octobre 2021.

Article original publié sur BFMTV.com