Il y a 76 ans, Marthe Richard réclamait la fermeture des maisons closes

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Marthe Richard, ici en 1947.
Marthe Richard, ici en 1947.

En 1945, Marthe Richard, âgée de 56 ans, passe pour une héroïne de la Résistance aux yeux des Français. Elle parvient à se faire élire comme conseillère de Paris dans le 4e arrondissement. Elle cherche alors un combat pour rehausser sa légende. Ce sera la fermeture des maisons closes.

Le 13 décembre 1945, elle prend la parole devant l?Assemblée parisienne : « Il est temps de lutter contre l?exploitation commerciale de la prostitution. Les femmes ne sont pas des esclaves? Supprimons les maisons de tolérance ainsi que la police des m?urs, luttons contre le marché des femmes? » Il faut savoir qu?au lendemain de la guerre, la capitale compte 190 maisons de tolérance ou de rendez-vous autorisées, qui fournissent du boulot à plus de 1 500 femmes. Au terme d?un débat houleux, le préfet de la Seine finit par promettre la fermeture desdites maisons closes pour le 15 mars 1946 au plus tard.

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Coup dur pour nombre de politiques

Fière de cette première victoire, l?ancienne prostituée se lance dans une campagne nationale. Le 13 avril 1946, le Parlement vote la fermeture des maisons closes, largement soutenue par plusieurs députés. Les braguettes sont en deuil pour un grand nombre de députés et de sénateurs ayant leurs habitudes au Sphinx, au One Two Two ou encore au Chabanais, tous de célèbres lupanars parisiens.

Mais qui est cette Marthe Richard ? Celle-ci se présente comme une héroïne de la Première Guerre mondiale [...] Lire la suite

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