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"3 semaines que je vis un enfer" : face à EELV, Médine répond aux accusations d’antisémitisme

Le rappeur havrais a reconnu aux journées d'été d'EELV des "maladresses" et des "sur-réactions" par le passé qui ont pu alimenter la polémique au cœur de laquelle il est plongé depuis plusieurs semaines.

"3 semaines que je vis un enfer" : face à EELV, Médine répond aux accusations d’antisémitisme

Sa prise de parole était très attendue. Depuis l'annonce de l'invitation du rappeur Médine aux journées d'été des écologistes au Havre, une polémique n'a cessé d'enfler de l'extrême droite à la macronie, jusqu'à diviser au sein même des Verts. Et pour cause, l'artiste est vivement critiqué pour son tweet jugé antisémite à l'encontre de l'essayiste Rachel Khan, juive et petite-fille de déportés qualifiée de "resKHANpée".

"Cette polémique a commencé avec mon invitation (...) avant même que j'aie cette maladresse par messages interposés", a lancé Médine face à Marine Tondelier, visant des personnalités d'extrême droite, de droite et de la macronie, sans les nommer.

Selon lui, il a "sur-réagi" sur Twitter en répondant à une "insulte" de l'essayiste - sans connaître son passé familial - auprès de laquelle il s'est excusé, tout comme "tous ceux qui ont pu être blessés".

Mardi, dans une interview à Paris-Normandie, il avait largement réfuté les accusations d'antisémitisme dont il fait l'objet depuis plusieurs années. "Je lutte contre l'antisémitisme, poison que l'on doit combattre, depuis vingt ans. On me taxe d'antisémite et cela me broie", avait-il martelé.

"Lutter contre l'extrême droite"

Dans son avant-propos préalable à une "explication de texte", Médine a confié: "Trois semaines que je vis l'enfer avec ma famille". Avant de relativiser: "Mais ce que je vis, c'est ce que tout le monde vit aujourd’hui", a-t-il concédé, mentionnant les "mouvements sociaux ou les jeunes de banlieues" qui sont "criminalisés", notamment dans l'affaire Nahel.

Il a ensuite tenu un discours politique contre l'extrême droite. "Il y a une urgence à lutter massivement et rapidement contre l’injustice sociale, contre la montée de l’extrême droite, contre les discours d’extrême droite qui se normalisent", a-t-il alerté.

Lors de cet échange, Marine Tondelier, la secrétaire générale d'EELV, qui se "serait bien passée" de cette polémique, a de nouveau assumé l'invitation en se disant "très contente" de recevoir le rappeur. "Annuler aurait été un échec", a-t-elle assuré.

Article original publié sur BFMTV.com

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