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Plus de 3 heures ! Ces films américains sont longs mais vous devez les avoir vus au moins une fois dans votre vie

Regency
Regency

Très attendu cette année et présenté en avant-première sur la Croisette en mai, le tout dernier opus de Martin Scorsese a, entre autres fait parler, à l'annonce de sa durée. 3H54 pour Killers of the Flower Moon ! On a beau être fan, ça fait beaucoup...

S'il a été déclaré depuis moins exigeant que prévu, le film nous offrira tout de même 3h26 de parenthèse cinéphile, au sein des salles dédiées.

N'est-ce toujours pas trop long ? Et si le temps manque, quid de l'envie quand on sait que trop souvent Longueur rime avec Ennui? Circonspects, vous l'avez compris, nous avons tenu pour l'occasion, à nous (et vous?) rappeler ces œuvres incontournables qui, si elles ont duré plus de trois heures, nous ont tout de même offert nos plus beaux moments de ciné. Plus c'est long, plus c'est bon : l'adage est ici aussi à considérer.

Il était une fois en Amérique

Film policier, film de truands, film historique, drame intimiste, comédie dramatique : il y a tout cela dans ce film de 3h49 sorti en France en 1984. Le héros joué par Robert De Niro (Noodles) revient à New York et se remémore son passé la tête embrumée dans l'opium. Le long métrage est divisé en trois temporalités et monté dans le désordre, reflétant l'effet de la drogue sur les souvenirs de Noodles, qui lui arrivent de façon non chronologique.

Dernier film de Sergio Leone, il est aussi le plus ambitieux et le plus atypique. Finis les westerns dans le désert d'Almeria, le cinéaste revient après 13 ans d'absence avec un projet de grande ampleur, exigeant avec le public par la forme et très accessible sur le fond.

Il était une fois en Amérique s'interroge sur le temps qui passe, ce qu'on laisse derrière soi, la vie qui change. Et quoi de mieux pour réfléchir sur le temps qu'un film… qui prend son temps ! Jamais ennuyeux, il fait passer les spectateurs par toutes les émotions à travers le parcours de Noodles.

Une véritable étude de personnage portée par l'acteur au sommet de sa gloire, la réalisation mature et maîtrisée de Sergio Leone et la sublime musique d'Ennio Morricone, dont le Deborah's Theme vous résonnera encore longtemps aux oreilles.

Le Parrain, 2ème partie

Francis Ford Coppola ose donner une suite à son succès critique et public Le Parrain. Le nouveau film de la saga Corleone explore le passé de Vito, joué par Robert De Niro, tout en présentant les déboires de son fils Michael (Al Pacino) à la tête de sa famille mafieuse. Un choix ambitieux, puisque le long métrage doit sans cesse faire des allers-retours entre le présent et le passé. En résulte une durée évidemment hors du commun affichant 3h20 au compteur !

Le Parrain, 2e partie est donc autant une suite qu'un préquel ! Coppola a engagé les deux acteurs les plus prometteurs de leur génération sans toutefois leur permettre de se donner la réplique à cause de la temporalité du film. On y retrouve aussi les formidables seconds rôles du premier, de Robert Duvall à John Cazale en passant par Diane Keaton.

De la création de l'empire de Vito au maintien de l'organisation dans le présent, le spectateur se rend compte que la violence est partout et a marqué la famille comme une ombre pesant sur ses épaules et fait partie intégeante de l'histoire des Corleone. Le scénario de Mario Puzo et Coppola la montre sans complaisance et insiste sur les drames qu'elle cause.

Quant à la mise en scène, elle fait de chaque plan un tableau superbement éclairé, participant à la décision de l'Académie de gratifier Le Parrain 2 de l'Oscar du Meilleur film. Il est ainsi devenu la première suite à remporter cette précieuse statuette.

Autant en emporte le vent

Vous aimez vous plonger dans ces épais romans qui vous font vivre par procuration quelques heures durant une autre vie que la vôtre? Autant en emporte le vent est fait pour vous ! Adapté de l'œuvre fleuve de Margaret Mitchell, le film signé George Cukor, Victor Flemming et Sam Wood, vous passionnera et vous révoltera 3H58 durant, sans que vous ne pensiez à décompter le temps.

Fresque sentimentale sur fond de guerre de Sécession, il suit les émois et déceptions de la divine, détestable et puissante Scarlett O'Hara (Vivien Leigh) sur plusieurs années, de la frivolité de son adolescence à la gravité de ses drames familiaux et amoureux, de ses choix de cœur à ses renoncements de raison.

A ses côtés, se déploie avec force (notamment parce que le temps le permet) une pléiade de personnages clefs, incarnés par des acteurs/rices légendaires, Clark Gable (Rhett Butler) et Olivia de Havilland en tête. Ajoutez-y une musique et des décors magnifiques, un sens de la dramaturgie et des dialogues au cordeau et vous l'avez, ce chef d’œuvre qui mêle toutes les qualités, y compris... la durée.

La Liste de Schindler

Deux salles, deux ambiances. Adapté du roman homonyme de Thomas Keneally, le film de Steven Spielberg s'attaque lui-aussi aux faces sombres de l'Histoire, mais de façon frontale sans romance aucune. Inspiré d'une histoire vraie, il évoque les années de guerre d'un industriel allemand, connu pour avoir, pendant la Seconde Guerre Mondiale, réussi à sauver 1100 juifs des camps de concentration, en leur offrant du travail au sein de sa fabrique.

Un sujet douloureux tourné en noir et blanc sur une durée de 3h15, cela a de quoi rebuter ? Et pourtant... Multi récompensée, cette fresque sans concession de Spielberg est bouleversante et indispensable dans sa contribution au devoir de mémoire. Emmenée par un Liam Neeson au meilleur de lui-même et par Ralph Fiennes, plus terrifiant que jamais, elle suscite en nous de multiples sentiments mêlés : horreur, abattement, compassion et admiration pour cette page terrible de l'Histoire mise en scène avec tant de grâce et d'audace.

A ne pas rater : les rares plans en couleurs riches en émotions, de la flamme de la bougie au manteau rouge de la fillette égarée, symboles d'espoir et de vies bafoués.

Ben-Hur

3h32 pour 11 Oscars (soit le record absolu de l'Histoire du cinéma, à égalité avec Titanic et Le Retour du Roi) : un ratio impressionnant et amplement mérité.

Trop souvent réduit à sa magistrale course de chars, le long métrage de William Wyler (dont le sous-titre est A Tale of the Christ), a surtout l'ambitieux projet de raconter l'histoire de Jésus d'une manière totalement inédite, c'est-à-dire à travers les yeux et les péripéties d'un de ses contemporains : le prince Judas Ben-Hur, incarné par Charlton Heston.

Envoyé aux galères afin de couvrir un accident malencontreusement provoqué par sa soeur, ce dernier n'a de cesse de se venger de son ami d'enfance, le tribun romain Messala, principal responsable de son malheur. Au cours de ses tribulations, il aura donc l'occasion de croiser le chemin du Christ à plusieurs reprises, et dans des circonstances bien particulières.

Majestueusement drapé dans la triomphale bande originale de Miklós Rozsa, Ben-Hur multiplie les séquences d'anthologie, et appose son indélébile empreinte sur l'Histoire du cinéma de bien des manières. De sa magnifique introduction (figurant la scène de la Nativité) à sa puissante conclusion, cet évangile selon Wyler est un classique éternel, et sans le moindre doute l'un des plus grands films jamais réalisés.

Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi

Troisième et dernier opus de la trilogie adaptée de l'oeuvre de J.R.R. Tolkien et signée par Peter Jackson, cette apothéose qui conclut de manière époustouflante la Guerre de l'Anneau, dure officiellement 3 heures et 21 minutes. Toutefois, les vrais fans savent que pour apprécier encore mieux ce bouquet final, il vous faudra vous plonger dans les 4 heures et 23 minutes de la version longue.

Si avez aimé arpenter les vastes chemins de la Terre du Milieu dans La Communauté de l'Anneau et dans Les Deux tours, cet ultime voyage sur les traces de Frodon, Sam, Gandalf et Aragorn sera sans aucune doute le point d'orgue de votre aventure.

Lui aussi récompensé par 11 Oscars (à égalité avec Ben-Hur et Titanic, ainsi qu'on le précisait plus haut), Le Retour du Roi est long, certes, mais pour rien au monde on ne voudrait lui retirer la moindre seconde. Joignant toujours l'intime à l'épique sans oublier ni l'un ni l'autre, le long métrage de Peter Jackson enchaîne les séquences mémorables, telles que l'extraordinaire Bataille des Champs du Pelennor, l'époustouflante charge des Rohirrims, la glaçante traversée du tunnel d'Arachne, et la majestueuse offensive finale, devant les portes du Mordor.

Rares sont les oeuvres qui parviennent à réconcilier le grand cinéma et la pop culture : Le Retour du Roi, et plus généralement la trilogie du Seigneur des Anneaux, en fait incontestablement partie.

Voyage au bout de l'Enfer / La Porte du Paradis

Avec un tel sujet, impossible de faire l'impasse sur deux monuments du cinéma américain que nous a laissé l'immense cinéaste que fut Michael Cimino : Voyage au bout de l'Enfer et La Porte du Paradis. Torturé, inadapté à la machine hollywoodienne, l'homme était aussi génial qu'il avait un égo surdimensionné, intransigeant et incapable de faire des compromis, artistiques ou financiers, qui auraient pu brider sa vision.

En 1979, il était l'homme le plus courtisé d'Hollywood, après la moisson d'Oscars majeurs effectuée par son chef-d'oeuvre absolu, Voyage au bout de l'Enfer, unanimement considéré comme un des plus grands films du cinéma américain, brossant le portrait d'une petite communauté profondément unie qui sera disloquée et sacrifiée par la guerre du Viêtnam.

Si Robert de Niro trouve dans le rôle de Michael, leader charismatique et naturel de cette bande d'amis, un des plus grands rôles de sa carrière, c'est pourtant Christopher Walken qui sera récompensé par l'Oscar du Meilleur second rôle pour son inoubliable composition sous les traits de Nick, dont la fin tragique culmine au cours d'une scène à la charge émotionnelle absolument dévastatrice.

A peine deux ans après ce triomphe, Cimino deviendra un véritable paria. Que s'est-il passé entre les deux ? La Porte du Paradis. Pour tout dire, certains ne pardonnent toujours pas au cinéaste d'avoir provoqué la faillite de la United Artists, le mythique studio fondé par Charles Chaplin, D.W. Griffith et Mary Pickford, qui produisait alors le film.

Et encore moins cette cruelle démystification de l'Ouest américain, dans laquelle il relate les événements survenus durant la guerre du Comté de Johnson qui se déroula dans le Wyoming entre 1889 et 1893. Le conflit commença lorsque de riches éleveurs de bétail persécutèrent impitoyablement à travers les pâturages de l'Etat de petits colons émigrés d'Europe Centrale, qu'ils accusaient de voler du bétail.

Entre réalité et rumeurs les plus folles, le tournage du film a logiquement alimenté toutes les spéculations. Archétype du film maudit qui a littéralement tué la carrière du cinéaste -même s'il a pu se remettre partiellement en selle avec l'extraordinaire Année du dragon-, La Porte du Paradis et ses 3h40 au compteur reste à ce jour lui aussi un des plus grand films de l'Histoire du cinéma américain, d'une beauté et d'une mélancolie absolument écrasante.

Lawrence d'Arabie

A l'époque, certains esprits chagrins critiquèrent le virage du grand cinéaste britannique David Lean, qui passa des drames intimistes de ses débuts au grand cinéma d'aventure, populaire, spectaculaire, à la mise en scène ample et flamboyante.

Un cinéma qu'il débuta avec Le Pont de la rivière Kwaï, et enchaînera avec Lawrence d'Arabie, le Docteur Jivago, La fille de Ryan ou son dernier film, La Route des Indes. C'était un peu vite oublier combien David Lean est un conteur d'histoire hors pair, et que ses personnages sont souvent ambigües et fascinants.

C'est, évidemment, tout à fait le cas avec son fabuleux Lawrence d'Arabie, incarné par un Peter O'toole qui trouvera ici le rôle de sa vie. Du très touffu récit autobiographique Les Sept piliers de la sagesse écrit par Thomas E. Lawrence, Lean en tire une oeuvre admirablement mise en scène, dont les images ont inspiré toute une génération de cinéastes, parmi lesquels un certain Steven Spielberg.

Jeune officier britannique durant la Première Guerre mondiale, Thomas E. Lawrence est chargé d'enquêter sur les révoltes arabes contre l'occupant turc. Celui qu'on appellera plus tard "Lawrence d'Arabie" se range alors du côté des insurgés et, dans les dunes éternelles du désert, organise une guérilla. Personnage brillant mais controversé, il va mener des batailles aux côtés de ses alliés et changer la face d'un empire.

Couronné par sept Oscars dont celui du Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur montage (travail d'une immense monteuse en l'occurrence, Anne V. Coates) sans oublier bien entendu la partition hypnotique et oscarisée de Maurice Jarre, Lawrence d'Arabie déploie en majesté ses 3h40 de (grand) spectacle. Le destin grandiose et tragique d'un homme, emballé dans un écrin sublime. Et surtout, sans égal.

Titanic

Impossible de ne pas inclure dans cette liste le Titanic de James Cameron. D'une durée de 3h14, le long métrage est l'une des ces majestueuses oeuvres à grand spectacle dont le format XXL est parfaitement justifié. Ici, on ne trouve jamais le temps long, chacune des minutes étant vécue avec la même intensité.

Pour ceux qui auraient vécu sur une île déserte ou sur une autre planète, on rappelle tout de même l'histoire de Titanic, sorti en salles au début de l'année 1998 : celle du paquebot le plus grand et le plus moderne du monde, réputé pour son insubmersibilité mais qui, quatre jours après avoir débuté son premier voyage, heurte un iceberg. A son bord, un artiste pauvre et une grande bourgeoise tombent amoureux...

Comment l'idée de Titanic est-elle venue à James Cameron ? "Quand j'ai fait des recherches pour Abyss, j'ai été fasciné par la technologie utilisée pour explorer l'épave du Titanic", déclarait-il à nos confrères de Première (numéro 250) lors de la sortie du film. "J'aimais beaucoup A Night to Remember (1958, Roy Ward Baker) et Titanic (1953, Jean Negulesco), mais je me suis demandé si on ne pourrait pas intégrer dans un film ce qu'on sait maintenant de ce qui s'est passé cette nuit-là et créer une histoire qui ferait des allers et retours entre présent et passé."

"J'avais aussi envie de raconter une histoire d'amour", poursuivait le cinéaste canadien. "J'avais essayé dans Abyss, mais sans faire passer l'histoire d'amour avant le récit de science-fiction. Quand ces deux idées se sont combinées, tout m'a semblé se mettre en place."

Ce que Cameron à donc "mis en place", c'est sans conteste l'une des oeuvres les plus ambitieuses du septième art. Un classique du cinéma populaire qui est à la fois un incroyable film catastrophe (quel défi technique relevé ici !) et une vibrante romance (vous n'avez pas pleuré ???). Emmené par Leonardo DiCaprio et Kate Winslet, Titanic, auréolé de onze Oscars (un record partagé avec Ben-Hur et Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du roi, également présents dans cette liste), est le plus grand de succès de l'Histoire au box-office français avec plus de 21,7 millions de spectateurs au rendez-vous.

Danse avec les loups

Le jeune lieutenant John Dunbar est envoyé à un poste de reconnaissance dans les immenses plaines du Dakota pendant la Guerre de Sécession. Au cours de l'une de ses missions, il rencontre le peuple sioux. Se liant d'amitié avec la population indienne, il intègre la tribu et s'éprend d'une des leurs...

Ce pitch, c'est évidemment celui de Danse avec les loups, le western culte de Kevin Costner, dont le titre fait référence au surnom donné à Dunbar par les Sioux. Une oeuvre grandiose, épique, humaniste, riche de décors somptueux, qui transporte, bouleverse, bref, ne peut laisser indifférent. Le tout en 3h54 et pas une once d'ennui !

Sept Oscars sont venus récompenser Danse avec les loups : Meilleur film (devant Les Affranchis de Scorsese !), Meilleur réalisateur pour Kevin Costner (devant Scorsese et Coppola !!), Meilleur scénario adapté, Meilleure photographie, Meilleur montage, Meilleur son et Meilleure musique.

On notera que dans le film, tous les rôles d'indiens ont été interprétés par de véritables Amérindiens, descendant pour la plupart du peuple Sioux. Ainsi, tous ces acteurs on pu tourner en parlant le Lakota (la langue la plus utilisée par les sioux depuis des siècles), notamment en comptant sur l'aide de Doris Leader Charge (grande représentante du peuple sioux).

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