"La 3ème dose, une excuse": après l'allocution de Macron, l'opposition dénonce "un discours de campagne"

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Le président Emmanuel Macron lors de son allocution du 9 novembre 2021 à Paris - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP
Le président Emmanuel Macron lors de son allocution du 9 novembre 2021 à Paris - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

Emmanuel Macron n'est officiellement pas encore candidat à sa réélection. Mais le discours qu'a tenu le président de la République ce mardi soir, centré sur des mesures sanitaires et sociales, brouille les pistes selon ses adversaires politiques, certains l'accusant d'être déjà en campagne.

"Un discours de campagne"

Le chef de l'État a divisé son discours en deux parties. Une première, sanitaire, au cours de laquelle il a notamment annoncé qu'une troisième dose serait bientôt intégrée au pass sanitaire pour les plus de 65 ans. Et une deuxième, plus économique et sociale, où il a abordé la réforme de l'assurance chômage et celle des retraites. C'est sur cette partie que l'attaquent ses opposants.

"La troisième dose n’aura donc été qu’une excuse pour faire un discours de campagne dont presque toutes les déclarations sont éminemment contestables. Chômage, insécurité, pouvoir d’achat… Le monde parallèle d’Emmanuel Macron est loin des réalités que vivent les Français", a fustigé, parmi les premiers, Marine Le Pen, sur Twitter.

"Une primaire dont il est le seul candidat"

Même son de cloche pour Jean-Luc Mélenchon, interrogé sur BFMTV, pour qui Emmanuel Macron "mélange les compte-rendus très discutables de résultats avec des annonces de candidat".

"On a le droit de lui demander de dire qu'il est candidat. (...) On a quelqu'un qui est un président-candidat, candidat-président, et on ne peut être que dans une situation d'embarras", s'est agacé le leader de La France insoumise, lui-même candidat à la présidentielle, avant de lancer: "On a l'impression de participer à une primaire dont il serait le seul candidat." 876450610001_6281169824001

Le député LFI du Nord Adrien Quatennens est allé dans le même sens que son chef de file, affirmant que "l'appel au rappel vaccinal a été plié en 10 secondes" afin de laisser place "à 27 minutes d'un mauvais clip de campagne électorale sur absolument tous les sujets!"

À gauche, Fabien Roussel l'a lui aussi qualifié de "candidat Macron", assurant qu'il venait "de lancer sa campagne ce soir avec un objectif: repousser l’âge de votre retraite et vous faire travailler plus. Il est temps de tourner la page".

"Le CSA, pensez à mettre jour votre décompte"

Julien Dive, député LR de l'Aisne, s'est également amusé à chronométrer le temps de parole du président de la République, demandant au CSA de "mettre à jour" son décompte des temps de parole pour la présidentielle.

Une pique lancée à l'autorité publique française de régulation de l'audiovisuelle, qui avait demandé aux médias, en septembre dernier, de décompter les interventions d'Éric Zemmour "portant sur le débat politique national", alors que le polémiste ne fait pas encore partie des candidats officiellement déclarés.

Article original publié sur BFMTV.com

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