23 ans plus tard, la "honte et la culpabilité" d’un ado auteur d’une fusillade au lycée

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Kipland Kinkel, qui a tué ses parents avant de commettre une fusillade dans son lycée en 1998 a donné sa première interview au «Huffington Post». Il y confie sa honte après son crime.

Kipland Kinkel est l’un des 10 000 Américains à avoir été condamné à la prison à vie pour un crime commis avant ses 18 ans. Au printemps 1998, celui qui avait seulement 15 ans a abattu ses parents avant de se rendre au lycée Thurston High School de Springfield, dans l’Oregon. Là, il a tué deux camarades et blessé 25 autres personnes. A l’époque, le pays n’avait connu que très peu de fusillades similaires et c’est un an plus tard, à Columbine que les tueries de masse dans les lycées sont devenues une réelle préoccupation.

Après les meurtres, Kipland a fait la Une des médias, décrit comme étant obsédé par les bombes et les armes, toujours habillé en noir et fan de Marilyn Manson. L’image d’un adolescent dangereux qui écoutait du métal que le meurtrier condamné à 112 ans de prison sans possibilité de remise en liberté n’a jamais cherché à corriger. Depuis sa condamnation, il a toujours refusé de parler à la presse, d’être pris en photo en prison pour ne pas réveiller le traumatisme de son abominable crime auprès des familles des victimes. Mais le «Huffington Post» a réussi à obtenir une interview de lui, après «des heures passées au téléphone» explique la journaliste Jessica Schulberg.

«Il m’a décrit son enfance faite d’hallucinations et délires qui seront plus tard identifiés comme des symptômes de schizophrénie paranoïde», écrit-elle. «Je n’ai jamais fait d’interview principalement parce que je ressens une honte et une culpabilité terrible pour ce que j’ai fait. Il y a une partie de la société qui glorifie la violence et je déteste la violence que j’ai commise. Alors je ne voulais pas que quoi que ce soit me mette à nouveau en lumière», a-t-il confié. «Je suis responsable du mal que j’ai causé quand j’avais 15 ans.(...)


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