"2025 est l'année où Pékin sera en mesure de lancer une attaque contre Taïwan"

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Les relations avec Pékin sont au plus bas depuis 40 ans. C'est ce qu'a déclaré la diplomatie taïwanaise après la dernière série d'incursions d'avions militaires chinois dans la zone de défense aérienne de Taïwan.

Le ministre de la Défense Chiu Huo-Cheng a prévenu que même une "légère imprudence" ou une "erreur de calcul" pourrait déclencher "une crise" dans le détroit de Taïwan :

"Nous ne voulons pas prendre de mesures provocatrices, mais si nous les irritons, c'est comme irriter une personne : une personne utiliserait tout ce qui lui tombe sous la main lorsqu'elle est énervée. Donc, suivant nos informations, 2025 est l'année où Pékin sera en mesure de lancer une attaque complète."

Le président Xi Jinping a qualifié la prise de contrôle de Taïwan d'"inévitable". Le président des états-unis a tenté de calmer le jeu. Il a dépêché un conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche en Suisse pour des entretiens avec de hauts conseillers chinois en politique étrangère.

"J'ai parlé avec (le président chinois) Xi au sujet de Taïwan, nous sommes d'accord pour respecter l'accord de Taïwan. Et nous avons dit clairement que je ne pense pas qu'il devrait faire autre chose que de respecter l'accord."

Au milieu de cette tension diplomatique et militaire croissante, un groupe de sénateurs français vient d'arriver à Taiwan pour une visite de cinq jours. Cette visite a déjà suscité l'ire de la Chine.

L'ancien ministre de la Défense du gouvernement Jospin, Alain Richard, aujourd'hui membre de la majorité présidentielle, préside cette délégation qui pour le Groupe d'information et d'échanges entre le Sénat et Taïwan. Il s'est déjà rendu dans l'île en 2015 et en 2018. La délégation rencontrera la présidente taïwanaise Tsai Ing-Wen ce jeudi avant de terminer son voyage dimanche.

Taïwan vit sous la menace constante d'une invasion de la Chine, qui considère l'île comme devant revenir un jour dans son giron, par la force si nécessaire.

Pékin a accentué la pression militaire, diplomatique et économique depuis l'arrivée au pouvoir en 2016 de Tsai Ing-Wen qui rejette le "principe d'une seule Chine".

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