1er Mai : Benalla et Crase impliqués dans une autre interpellation

Libération.fr
Alexandre Benalla et Vincent Crase, en intervention le 1er mai 2018 dans le Jardin des Plantes, à Paris.

«Libération» révèle une vidéo dans laquelle on voit les deux hommes intervenir trois heures avant les événements de la place de la Contrescarpe. Deux manifestants, qui portent plainte ce vendredi, témoignent de violences.

Lors de la manifestation du 1er Mai, Alexandre Benalla et Vincent Crase se sont comportés comme des policiers bien avant la scène désormais célèbre de la place de la Contrescarpe. De nouveaux témoignages ainsi qu’une vidéo, que révèle ci-dessous Libération, permettent de découvrir que plus tôt dans la journée, et à un autre endroit de la manifestation, Alexandre Benalla, alors adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron et Vincent Crase, salarié de la République en marche dont la présence sur place n’a pour l’instant pas été expliquée autrement que par sa proximité avec Benalla, sont impliqués dans l’interpellation d’un autre manifestant. Celui-ci, arrêté et placé en garde à vue pour «violences contre personnes dépositaires de l’autorité publique avec arme», sera finalement relâché après 48 heures, sans poursuite judiciaire.

Des images de cette scène, capturée par le téléphone d’une amie de l’interpellé, ont été supprimées au moment de l’arrestation par un fonctionnaire menaçant. Libération publie aujourd’hui cette vidéo, récupérée sur la carte mémoire du téléphone grâce à un logiciel dédié. Selon nos informations, deux nouvelles plaintes ont été adressées jeudi 26 juillet au parquet de Paris, pour «violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique en réunion», «usurpation de signes réservés à l’autorité publique aggravé par le fait qu’ils facilitent la commission d’un délit», «usurpation de fonctions», «atteinte à la liberté», «dégradation de biens», et «introduction frauduleuse dans un système de traitement de données». Déposées contre X, ces plaintes ciblent néanmoins Vincent Crase, Alexandre Benalla et le major de la préfecture, Philippe Mizerski, chargé théoriquement de les encadrer.

Tension ambiante

La séquence que nous (...)

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