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« 10 millions de dollars pour une seule orque » : les dessous de l’affaire du Marineland d’Antibes

En captivité, les orques voient couramment leur état de santé se dégrader.  - Credit:One Voice
En captivité, les orques voient couramment leur état de santé se dégrader. - Credit:One Voice

La mort de l'orque Inouk, le 28 mars, a relancé le conflit judiciaire entre le parc aquatique Marineland, à Antibes, et l'association animaliste One Voice. L'animal, âgé de 25 ans, était l'un des trois derniers spécimens du parc, avec sa sœur Wikie, 22 ans, et son fils Keijo, 10 ans. En octobre, c'est son autre fils, Moana, 12 ans, qui décédait d'une septicémie bactérienne aiguë. La longévité moyenne d'une orque femelle étant de 50 ans en liberté, One Voice considère que la mort d'Inouk reflète les mauvaises conditions de captivité du cétacé. Des analyses sont en cours pour déterminer les causes exactes du décès.

Ce 29 mars, l'association a annoncé déposer une plainte pour « mauvais traitement ». Le but : obliger Marineland, par décision de justice, à laisser ses deux dernières orques rejoindre un sanctuaire marin où elles vivraient en semi-captivité. Ce que Marineland refuse ardemment. Et cela en dépit du fait que les spectacles de cétacé seront interdits dans l'Hexagone à partir de 2026. À la place, Marineland souhaite les céder à deux delphinariums japonais, situés à Nagoya et à Kamogawa.

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