10 ans après le naufrage du Costa Concordia, cet homme se remémore la tragédie

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ITALIE - C’était le 13 janvier 2012, il y a 10 ans déjà. Le navire de croisière Costa Concordia rime avec l’une des plus grandes catastrophes de l’histoire italienne, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article. Les 4231 personnes à bord ce jour-là ont vu leur embarcation chavirer après avoir heurté un rocher devant l’île de Giglio.

Mario Pellegrini, ancien maire adjoint de cette île d’Italie était chez lui au moment de la catastrophe. Arrivé sur les lieux à 23h30 après avoir été appelé en urgence, il a rejoint le Costa Concordia en bateau, pour aider les victimes. À bord, il a vécu le chaos: “Tout ce qui était stable est devenu instable, on ne pouvait pas marcher, les gens criaient, et à un moment donné, on entendait aussi le cri du métal, de l’eau qui arrivait. Nous avions peur, d’un moment à l’autre, que l’eau arrive […]. Ce n’était pas un accident, c’était une tragédie”.

Ce n'était pas un accident, c'était une tragédie."Mario Pellegrini, ex-maire adjoint de l'île de Giglio.

“Je me souviens de la dernière personne que nous avons sortie, un serveur indien, qui nous a dit que quand il était à l’intérieur, il a vu passer des corps, un homme et un enfant […].” Mario Pellegrini est marqué au fer rouge par la tragédie du 13 janvier. Il est sûr d’avoir aidé les passagers du Costa Concordia comme il le pouvait. “J’étais très ému. Mais je me suis aussi demandé si j’avais fait tout ce que je pouvais, si j’avais vraiment réussi à ne laisser personne derrière moi. Et après un certain temps, je me suis dit que nous ne pouvions pas faire grand-chose de plus.”

Une commémoration doit avoir lieu ce jeudi, pour les 10 ans du naufrage. Les cloches de l’île de Giglio retentiront à 21h45, heure à laquelle le navire a heurté les rochers. De tout cela, Mario Pellegrini retient une chose: “Les yeux des enfants […]. La sensation lorsque les gens ressentent de la terreur, de la peur, c’est comme l’image du Titanic. Ces visages effrayés, terrorisés, c’est ce qui est resté”.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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