Évacuation violente de migrants à Paris: Emmanuelle Wargon juge les images "choquantes"

Esther Paolini
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Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au Logement, le 24 novembre 2020. - BFMTV
Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au Logement, le 24 novembre 2020. - BFMTV

Des "images choquantes". Au lendemain de l'évacuation violente de plusieurs centaines de migrants place de la République à Paris, Emmanuelle Wargon a réagi à l'action des forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogène et de coups de matraque.

10.000 places d'hébergement ouvertes depuis octobre

"Je trouve que les images sont choquantes, je partage le point de vue de nombreuses personnes qui se sont exprimées, à commencer par Gérald Darmanin", a déclaré sur BFMTV la ministre déléguée au Logement, tout en ajoutant "qu'on ne peut pas non plus laisser des camps sauvages s'installer partout."

Emmanuelle Wargon a tenu à rappeler que ces images ne sont pas représentatives du travail fait au quotidien par le gouvernement et les associations:

"Toutes les nuits nous hébergeons dans des centres d'hébergement d'urgence pour de l'accueil inconditionnel ou pour les demandeurs d'asile près de 290.000 personnes. (...) Les 300 personnes sur la place de la République ne reflètent pas les efforts que nous devons faire et que nous faisons tous les jours pour accueillir ceux qui en ont besoin", a tenu à se jusitifer la ministre", a-t-elle souligné.

Une enquête ouverte

Depuis la mi-octobre, cette dernière assure que son ministère a ouvert "10.000 places d'hébergement supplémentaires pour les personnes en difficulté."

"On est en train d'ouvrir un centre d'hébergement supplémentaire dans un centre de congrès dans le nord de Paris", a par ailleurs annoncé la ministre.

Gérald Darmanin a depuis annoncé avoir "demandé à l'IGPN de remettre ses conclusions sous 48 heures" sur les violences relayées sur les réseaux sociaux. La défenseure des Droits Claire Hédon a aussi annoncé qu'elle se saisissait des faits. Une enquête a également été ouverte pour "violences" à la suite de la diffusion d'une vidéo montrant un croche-pied d'un policier sur un migrant.

Article original publié sur BFMTV.com