Ce que les étrangers pensent du travail en Allemagne

Photo GoranH/Pixabay/CC

Le magazine allemand WirtschaftsWoche a interrogé plusieurs expatriés pour recueillir leurs impressions au sujet de la vie professionnelle en Allemagne. Voici ce qui ressort de leurs témoignages.

1. La culture du tutoiement

Tugce Inel-Özyurt est turque et mariée à un Allemand. Après avoir travaillé aux Pays-Bas et en Turquie, elle vit désormais en Allemagne où elle est responsable marketing dans un cabinet international d’avocats d’affaires. Elle constate qu’“on appelle les gens par leur prénom et [qu’]on passe rapidement au tutoiement”. Kerli Saar, qui vient d’Estonie, a également été surprise par cette familiarité lorsqu’elle était assistante de recherche au Bundestag : “Des collègues se fréquentaient depuis des années et se voyaient encore.”

2. L’humour

On avait dit à Tugce Inel-Özyurt que les Allemands étaient rasoir et n’avait pas le sens de la fête. “J’ai vite découvert qu’on faisait aussi des blagues en Allemagne, même au bureau”, dit-elle aujourd’hui, non sans un certain soulagement.

3. Le formalisme

Le formalisme allemand est un trait qui ressort dans de nombreux témoignages. Il prend plusieurs formes. Kerli Saar a été particulièrement frappée par “l’amour du papier” : “Tout doit être sur papier, tout doit être imprimé et envoyé par la poste. Je ne connaissais pas du tout cela en Estonie.”

Beatrijs Mertens, assistante de direction dans une entreprise industrielle, vient de Belgique. Elle vit et travaille en Allemagne depuis 2008 et pointe du doigt un certain formalisme concernant les horaires mais aussi les tenues de travail :

En Allemagne, on voit rarement une femme se rendre au travail en robe à fleurs ; en France, par exemple, cela arrive beaucoup plus souvent.”

Selon Iga Kuczaj, ingénieure outillage senior au sein du groupe de biotechnologie Qiagen qui vient de Pologne, le formalisme allemand se traduit aussi par un grand nombre de règles qui peuvent freiner le changement.

4. L’équilibre vie personnelle-vie professionnelle

Maria García, une Espagnole dont le nom a été modifié à sa demande, remarque que les Allemands valorisent les pauses. “Ils me disent très clairement : ‘Nous ne voulons pas faire de burn-out.’Par ailleurs, il est très mal vu, voire interdit, de contacter des collègues quand ils sont en congés.

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