Aux États-Unis, la vente de pilules abortives autorisée en pharmacie

Mifepristone (Mifeprex) and Misoprostol, the two drugs used in a medication abortion, are seen at the Women's Reproductive Clinic, which provides legal medication abortion services, in Santa Teresa, New Mexico, on June 17, 2022. Mifepristone is taken first to stop the pregnancy, followed by Misoprostol to induce bleeding. - In the wake of Friday's ruling by the US Supreme Court striking down Roe v Wade and the federally protected right to an abortion, women from Texas and other states are traveling to clinics like the Women's Reproductive Health Clinic in New Mexico for legal abortion services under the state's more liberal laws. - RESTRICTED TO EDITORIAL USE (Photo by Robyn Beck / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE (Photo by ROBYN BECK/AFP via Getty Images)
ROBYN BECK / AFP via Getty Images Mifepristone (Mifeprex) and Misoprostol, the two drugs used in a medication abortion, are seen at the Women's Reproductive Clinic, which provides legal medication abortion services, in Santa Teresa, New Mexico, on June 17, 2022. Mifepristone is taken first to stop the pregnancy, followed by Misoprostol to induce bleeding. - In the wake of Friday's ruling by the US Supreme Court striking down Roe v Wade and the federally protected right to an abortion, women from Texas and other states are traveling to clinics like the Women's Reproductive Health Clinic in New Mexico for legal abortion services under the state's more liberal laws. - RESTRICTED TO EDITORIAL USE (Photo by Robyn Beck / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE (Photo by ROBYN BECK/AFP via Getty Images)

ETATS-UNIS - Bien que le droit à l’avortement ne cesse de reculer aux États-Unis, cette autorisation représente une avancée considérable pour les femmes souhaitant mettre fin à leur grossesse. La vente de pilules abortives va en effet être autorisée sous ordonnance dans les pharmacies de certains États, a annoncé mardi 3 janvier l’Agence américaine des médicaments (FDA). Une mesure qui pourrait élargir considérablement l’accès à l’IVG après l’arrêt de la Cour suprême de 2022 annulant sa protection fédérale.

Les changements annoncés par la FDA vont permettre à la mifépristone, le premier des deux médicaments utilisés par les cliniques d’avortement pour interrompre une grossesse, d’être disponible dans les pharmacies des États où l’avortement est autorisé. Une ordonnance médicale sera nécessaire pour obtenir ces pilules, qui n’étaient auparavant disponibles que dans quelques pharmacies en ligne ou auprès de médecins ou de cliniques agréés.

La demande de pilules abortives a augmenté depuis que la Cour suprême, dominée par les conservateurs, a rendu en juin dernier un arrêt historique annulant la décision « Roe versus Wade », qui garantissait depuis un demi-siècle le droit des femmes à l’avortement. Selon des experts, les pilules abortives sont déjà utilisées dans plus de la moitié des procédures d’interruption de grossesse aux États-Unis. Elles sont de plus en plus au centre de la bataille politique et juridique pour le droit à l’avortement.

Les pharmacies pourront refuser les prescriptions

Il appartiendra aux pharmacies de décider d’accepter ou non les prescriptions. Elles devront être certifiées pour montrer qu’elles ont les connaissances et la capacité de traiter les patientes ayant recours à l’avortement et les patientes devront remplir un formulaire de consentement.

La décision de la FDA a été saluée par l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU). « Nous sommes heureux que la FDA ait élargi l’accès des pharmacies à ce médicament sûr et efficace, allégeant ainsi l’un des fardeaux inutiles de l’agence pour les patientes utilisant la mifépristone », a commenté Julia Kaye, avocate du ACLU Reproductive Freedom Project.

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« Alors que les États contrôlés par les républicains criminalisent l’avortement, cette action est essentielle », s’est également réjouie sur Twitter la scénatrice du Massachusetts, Elizabeth Warren.

Mais cette annonce ne fait évidemment pas l’unanimité, dans un pays profondément divisé sur cette question. « L’administration Biden a une fois de plus prouvé qu’elle privilégie les profits de l’industrie de l’avortement plutôt que la sécurité des femmes et la vie des enfants à naître », a pour sa part critiqué dans un communiqué Marjorie Dannenfelser, présidente de l’organisation anti-avortement Susan B. Anthony List.

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