États-Unis: trois ans après la mort de George Floyd, Minneapolis approuve un plan pour réformer sa police

Brandon Bell © 2019 AFP

Près de trois ans après la mort de l'Afro-Américain George Floyd sous le genou d'un policier blanc, la ville de Minneapolis a annoncé ce vendredi avoir approuvé un plan en vue de réformer sa police.

La mort du quadragénaire, dont le calvaire avait été filmé par une passante, avait provoqué des manifestations à travers le pays et même dans le monde sous le slogan "Black Lives Matter" (Les vies noires comptent).

"Nous affrontons notre passé"

Les forces de l'ordre de cette métropole du nord des États-Unis avaient été vivement critiquées pour leurs méthodes. Une enquête lancée après le décès de George Floyd par les services en charge des droits humains dans le Minnesota a conclu l'an dernier que le drame s'inscrivait dans un contexte de "discriminations raciales" généralisées au sein de la police de Minneapolis.

"Aujourd'hui, nous affrontons notre passé et allons de l'avant avec une feuille de route visant à mettre en place un changement significatif dans notre ville", a dit dans un communiqué le maire de Minneapolis, Jacob Frey.

"Notre objectif principal est de construire une approche meilleure et plus juste en matière de maintien de l'ordre et de sécurité de la population à Minneapolis", a-t-il ajouté.

La force utilisée que si "nécessaire"

Cet accord a fait l'objet de négociations entre la ville et l'agence consacrée aux droits humains dans l'État du Minnesota après l'enquête. Il doit entrer en vigueur dès qu'un tribunal l'aura entériné.

Le texte de plus de 140 pages prévoit notamment que la police n'arrête plus de véhicules pour certaines violations mineures (souvent utilisées par le passé comme prétexte) et que la force ne soit utilisée que si "nécessaire" et de manière "proportionnelle à la menace perçue".

Les pistolets à décharge électrique de type Tasers, eux, ne devraient être utilisés que si les policiers ont une raison de procéder à une arrestation et si c'est nécessaire pour "protéger l'agent, l'individu ou une tierce partie".

Article original publié sur BFMTV.com