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“Les États-Unis doivent proposer plus de visas pour les travailleurs étrangers qualifiés”

Le marché américain croule sous les offres d’emploi non pourvues, se désole Jason L. Riley, éditorialiste dans les colonnes du Wall Street Journal. “Il y a environ 9,6 millions d’offres, mais seulement 5,8 millions de personnes sont à la recherche d’un emploi”, écrit-il. Pour lui, une solution s’impose : augmenter le quota de délivrance des visas H-1B.

Ce document est un visa de travail permettant aux entreprises américaines d’embaucher des profils étrangers aux compétences techniques dans des domaines spécifiques comme l’intelligence artificielle ou encore l’informatique. La demande est déposée par l’entreprise américaine avec laquelle le candidat a un accord, puis un tirage au sort au niveau national a lieu.

Afin de protéger le marché du travail américain, les autorités ne délivrent chaque année qu’un nombre limité de H-1B. Actuellement, l’administration en attribue 85 000, pour 478 000 demandes en 2022. Une situation intenable selon le chroniqueur du titre new-yorkais.

“De la folie”

“L’économie américaine a doublé depuis, mais nous continuons à plafonner les visas de travail pour les professionnels étrangers au même niveau qu’il y a près de vingt ans, alors que le taux de chômage est tombé à son plus bas niveau depuis la Seconde Guerre mondiale. C’est de la folie”, analyse Jason L. Riley.

La situation est telle que certaines entreprises trichent en soumettant plusieurs fois le nom d’un candidat pour maximiser leurs chances lors du tirage au sort. Une enquête fédérale est en cours.

“Il ne faut pas s’attendre à ce que les magouilles cessent tant que la demande de visas H-1B dépassera largement l’offre, comme c’est le cas depuis près de vingt ans”, estime l’éditorialiste qui pointe, dans le même temps, que le taux de demandes acceptées ne cesse de diminuer, “passant de plus de 46 % pour l’exercice 2021 à moins de 15 %” selon les données de la National Foundation for American Policy.

“Les employeurs se tournent vers les travailleurs étrangers non pas pour faire des économies, mais pour occuper des postes pour lesquels relativement peu d’Américains sont qualifiés”, continue-t-il avant de conclure :

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