États-Unis. Pour les Amérindiens, le Covid-19 est une double peine

The New York Times (New York)
1 / 2

États-Unis. Pour les Amérindiens, le Covid-19 est une double peine

Taux d’infection et de décès record, mais aussi marasme économique lié à la fermeture des casinos dont elles gèrent une bonne partie : de l’Arizona au Minnesota, les nations amérindiennes paient le prix fort de la pandémie.

Partout aux États-Unis, les “Amérindiens sont confrontés à la pire crise qu’ils aient connue depuis des décennies”, rapporte le New York Times, car ils doivent faire face en même temps aux ravages de la maladie et à ses conséquences économiques immédiates.

Les nations amérindiennes, au premier rang desquelles la nation navajo, sont en effet particulièrement touchées par l’épidémie de Covid-19 et présentent le plus fort taux d’infection et l’un des plus forts taux de mortalité de tout le pays. Au Nouveau-Mexique, par exemple, les Amérindiens ne représentent que 11 % de la population, mais comptent 57 % des cas déclarés d’infection au coronavirus dans cet État.

Qui plus est, “les mesures de lutte contre la pandémie ont provoqué la fermeture des casinos”, qui constituent un moteur économique essentiel pour les nations amérindiennes.

Chômage massif

Un certain nombre de nations amérindiennes financent en effet leurs services de base grâce à la manne que représentent les casinos et “plus de 40 % des 574 tribus amérindiennes reconnues au niveau fédéral exploitent des établissements de jeu”, rappelle le New York Times.

La brusque fermeture de ces casinos a provoqué une hausse massive du chômage : au total, avec la mise à l’arrêt de ces établissements, plus de 700 000 employés se sont retrouvés sur le carreau.

Même si “70 % des employés de casinos ne sont pas d’origine amérindienne, note le quotidien new-yorkais, cela a durement affecté l’économie locale dans de nombreux États ruraux”. Dans le Michigan et dans l’Indiana, par exemple, “près de 1 500 employés des casinos appartenant aux Indiens Potawatomis ont été licenciés”. Dans le

[...] Retrouvez cet article sur Courrier international

À lire aussi :