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Éloge du lipabi, le plat traditionnel du Lesotho

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Adossé au très réputé journal sud-africain Mail & Guardian, The Continent est un hebdomadaire gratuit conçu pour être lu et partagé sur WhatsApp. Lancé en 2020, il a pour ambition de réunir “les meilleurs des reportages” réalisés en Afrique.

The Continent propose à ses lecteurs de tout le continent de faire découvrir leur plat préféré “et ce qui le rend si spécial”. Des textes régulièrement publiés dans l’hebdomadaire, comme celui qui suit, écrit par Angela Ts’iame, du Lesotho.

La cuisine traditionnelle du Lesotho est d’une très grande variété et les plats basotho sont d’autant plus exceptionnels.

Le lipabi – une poudre de maïs grillé – est l’aliment de base des Basotho [un peuple d’Afrique australe]. La majeure partie de notre gastronomie remonte à la fondation du Lesotho par le roi Moshoeshoe Ier [1786-1870].

Le lipabi est un plat traditionnel mais peut aussi servir d’en-cas pour les grands voyages, car il se conserve longtemps.

Chaque année, les Lesothans se retrouvent à Thaba Bosiu [la forteresse historique des Basotho, qui s’y réfugièrent au XIXe siècle, devenue monument national] pour préparer différents types de plats traditionnels en hommage au fondateur de la nation basotho.

Le plateau de Thaba-Bosiu au Lesotho, en octobre 2015, au sommet duquel se trouve la tombe de Moshoeshoe Ier. . PHOTO CHRIS JACKSON/Getty Images/AFP
Le plateau de Thaba-Bosiu au Lesotho, en octobre 2015, au sommet duquel se trouve la tombe de Moshoeshoe Ier. . PHOTO CHRIS JACKSON/Getty Images/AFP
Petit royaume d’Afrique australe, le Lesotho est, avec Saint-Marin et le Vatican, l’un des trois États au monde à être enclavé dans le territoire d’un autre – ici l’Afrique du Sud.. COURRIER INTERNATIONAL
Petit royaume d’Afrique australe, le Lesotho est, avec Saint-Marin et le Vatican, l’un des trois États au monde à être enclavé dans le territoire d’un autre – ici l’Afrique du Sud.. COURRIER INTERNATIONAL

J’ai grandi dans le Lesotho rural du début des années 1990. Je me souviens de la voix de ma grand-mère, qui me réveillait gentiment avant l’aube.

Alors que le soleil était à peine levé, ses mains généreuses préparaient déjà le lipabi pour nourrir ceux qui viendraient au letsema [un travail collectif].

Tout en cuisinant, elle partageait avec moi des enseignements sur la vie, des paroles aussi nourrissantes que les plats qu’elle préparait. C’est comme ça que le lipabi est devenu mon plat préféré.

Le lipabi est préparé à partir de maïs moulu appelé khoahla (maïs séché), une variété de maïs d’hiver.

Il est séché et grillé jusqu’à ce qu’il soit cuit, puis réduit en poudre très fine à l’aide d’un pilon. Ensuite on ajoute une pincée de sel et de sucre pour donner du goût, et on mélange bien le tout.

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