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Élections européennes: Glucksmann veut taxer les super-riches à l'échelle européenne

Le candidat PS-Place publique aux européennes Raphaël Glucksmann veut "imposer une taxation sur les plus hauts patrimoines à l'échelle du continent européen", afin de financer notamment la transition écologique.

"On est en train de collecter des signatures partout en Europe, avec nos amis allemands, avec nos amis italiens", a expliqué le candidat en tête de la gauche dans les sondages sur France Info ce vendredi 29 mars.

Un impôt à destination des "0,1% les plus riches"

"L'enjeu, ce n'est pas simplement de rétablir l'ISF en France, c'est d'avoir un impôt à l'échelle du continent européen" à destination des "0,1% les plus riches", les seuls "multimillionnaires et milliardaires" qui "aujourd'hui (ont) "un taux d'imposition réel qui s'approche en réalité de 0,5%".

L'objectif de ce "RIC européen" (référendum d'initiative citoyenne) est d'"abonder les ressources propres de l'Union européenne" pour que l'"Europe investisse dans des projets sociaux" contre "l'effondrement climatique" grâce à un "budget européen".

"Il faut déjà qu'on obtienne un million de signatures pour qu'ensuite la Commission européenne, en interaction avec le Parlement, discute de l'assiette", a-t-il précisé, convaincu d'"y arriver".

"Super profits de guerre"

L'Union européenne a cependant une compétence limitée sur la fiscalité directe des particuliers sauf si cela touche au marché intérieur comme la fraude fiscale ou la fiscalité de l'épargne. En outre, c'est un sujet qui requiert l'unanimité des 27.

"On va faire ensemble en sorte que l'Union européenne porte cet impôt sur les plus hauts patrimoines", a insisté le candidat. Selon lui en outre, la taxation des superprofits, actuellement en débat en France sur front de dérapage du déficit public, correspond à un passage en "économie de guerre" alors que la Russie a envahi l'Ukraine il y a plus de deux ans.

"J'ai vu qu'un ministre de l'Économie avait des doutes sur la définition d'un super profit, c'est extrêmement clair en économie (...) un super profit, c'est un profit qui n'est fondé sur aucun gain de compétitivité, sur aucune explication rationnelle autre que la situation géopolitique générale donc c'est un profit de guerre", a expliqué Raphaël Glucksmann.

"Cette taxation des super profits de guerre, cette taxation des plus hauts patrimoines, ça rentre dans le cadre d'un mécanisme d'autodéfense de nos nations", a-t-il complété.

Article original publié sur BFMTV.com