Élections. Au Tchad, Idriss Déby tente de redorer son blason avant la présidentielle

Courrier international (Paris)
·1 min de lecture

À trois semaines de la présidentielle, la main tendue d’Idriss Déby à l’un des leaders de l’opposition n’est pas passée inaperçue. Mais alors que le président tchadien, au pouvoir depuis plus de trente ans, brigue un sixième mandat, cette ouverture n’est qu’illusion, estime la presse.

Hier, il était l’un des porte-drapeaux du changement de régime au Tchad. Aujourd’hui, il est accusé de flirter avec le pouvoir. Alors que l’élection présidentielle du 11 avril approche, l’opposant Succès Masra a été reçu par Idriss Déby, le président sortant, en passe de conserver le fauteuil présidentiel dans lequel il trône depuis trente et un ans.

L’occasion est suffisamment rare pour être soulignée, la rencontre au Palais rose de N’Djamena a été consacrée “à l’intérêt supérieur de la nation”, s’est félicité Idriss Déby. Fait notable, l’hôte présidentiel a officiellement reconnu l’existence légale du parti d’opposition de Succès Masra, Les Transformateurs. Seulement voilà, ce nom de parti, nourri par une exigence de changement radical au Tchad, est-il toujours approprié ? Makaila, site d’information tchadien, a tranché :

Auparavant, Succès Masra était plutôt obsédé par le changement politique du régime en place, aujourd’hui, il nous parle d’une transition sans évoquer la transformation du pays pour un leader serviteur.”

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Opportunisme politique ?

Cette invitation soudaine au dialogue de la part d’Idriss Déby sonne faux. Car jusque-là, Succès Masra avait été relégué au rôle de figurant. Il s’était d’abord vu interdire sa candidature à l’élection du 11 avril au motif de son âge. La Cour suprême évoque, “entre autres,

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