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École Stanislas : Pécresse s’explique après le vote d’une subvention

École Stanislas : Pécresse s’explique après le vote d’une subvention (Photo de Valérie Pécresse)
LUDOVIC MARIN / AFP École Stanislas : Pécresse s’explique après le vote d’une subvention (Photo de Valérie Pécresse)

STANISLAS - Elle n’a fait « qu’appliquer la loi ». Valérie Pécresse s’est défendue ce mercredi 31 janvier après le vote d’une subvention publique obligatoire pour l’établissement privé Stanislas, en pleine tourmente en ce début d’année. Réuni en commission permanente, le conseil régional a voté un premier acompte du forfait d’externat 2024 de 917.000 euros en faveur de ce lycée dont un rapport officiel fait état de « dérives ».

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Interpellée par l’opposition de gauche, Valérie Pécresse a déclaré qu’elle ne fait « qu’appliquer la loi » « Tous ceux qui prendraient des décisions différentes, c’est-à-dire qui suspendraient les forfaits d’établissement même à titre conservatoire, se verraient obligés de les réintégrer dans leur budget de force par le préfet de région », a ajouté l’ex-candidate LR à la présidentielle.

« Soutien inconditionnel » à Stanislas

D’après un communiqué du groupe Gauche Communiste, Écologiste et Citoyenne, le montant voté est « en hausse par rapport au versement similaire de 2023 ». « En lui allouant un forfait d’externat supérieur à 1,3 million d’euros en 2024, Valérie Pécresse confirme son soutien à Stanislas », dénonce-t-il.

Et d’ajouter : « La droite régionale fait fi de la parole d’anciens élèves et de la gravité des faits qui ont provoqué deux saisines de la Procureure de la République de Paris, par l’Éducation Nationale elle-même et par notre groupe. »

Christophe Prudhomme, opposant du groupe LFI et apparentés, a reproché à Valérie Pécresse son « soutien inconditionnel » à l’enseignement catholique, et d’avoir financé au-delà des obligations légales un lycée « richissime ».

« Des manquements au lycée Stanislas »

« Il y a manifestement eu des manquements au lycée Stanislas », a reconnu Valérie Pécresse. Elle a rappelé ce mercredi avoir « saisi en 2022 et en 2023 le rectorat de Paris et le ministère de l’Éducation nationale » sur ces « manquements » et la région avait voté en juillet 2023 une aide non obligatoire de 487.000 euros à Stanislas, pour « des travaux de mise aux normes et de mise en accessibilité ».

La région prévoit « un milliard d’euros en investissements cette année auprès des lycées publics » et seulement « onze millions pour les lycées privés, c’est-à-dire 1,1 % (du budget) pour 20 % des élèves », a souligné Valérie Pécresse.

Ce montant de l’enveloppe votée ce mercredi correspond à 70 % du forfait d’externat annuel, une subvention obligatoire, calculée en fonction du nombre d’élèves et versée par la région qui a la main sur le second degré. Le solde (30 %) doit être versé en juillet.

Après la publication par Mediapart d’un rapport de l’Éducation nationale révélant « des dérives dans l’application du contrat d’association » avec l’État, comme par exemple l’obligation de suivre des cours de catéchisme, la Ville de Paris avait annoncé suspendre provisoirement son financement.

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