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À une semaine du sommet du G7, Hiroshima sous haute surveillance

La ville japonaise de Hiroshima s’apprête à accueillir, dans le cadre du sommet du G7 que la ville organisera du 19 au 21 mai, les dirigeants des pays membres et ceux invités à participer au sommet (Inde, Corée du Sud, etc.), ainsi que des cadres des institutions internationales. Avec une certaine fébrilité, rapporte le quotidien Asahi Shimbun.

En effet, pour la police japonaise, le G7 va se dérouler dans un contexte particulier, marqué notamment par l’assassinat brutal de l’ancien Premier ministre Shinzo Abe, en juillet dernier. L’actuel occupant du poste, Fumio Kishida, vient lui-même d’échapper à un attentat, le 15 avril, ce qui a écorné encore davantage la réputation de la police nippone.

Ainsi, dans une conférence de presse, le 11 mai, Yasuhiro Tsuyuki, chef de l’Agence nationale de la police, a martelé que celle-ci “réunirait toutes les forces de police du pays” pour assurer à 120 % la sécurité du sommet”, selon des propos relayés par le journal.

Plus concrètement, “en plus de la police préfectorale de Hiroshima, des escouades antiémeutes seront mobilisées depuis les quatre coins du Japon. Le tout représentera l’un des plus importants dispositifs de sécurité jamais déployés [dans le pays]. Des renforts envoyés depuis Tokyo et d’autres régions sont déjà sur place”, explique le journal.

Anticiper tous les scénarios

De fait, au Japon, les sommets du G7 se sont jusqu’à présent toujours tenus dans des lieux reculés, comme à Ise-shima, dans le centre du pays, en 2016. Cette fois-ci, à Hiroshima, une ville de 1,1 million d’habitants, qui en plus donne sur la mer, les responsables de la police s’appliquent, pour assurer la sécurité de l’événement, à contrôler des points stratégiques – routes, ponts, etc. – permettant l’accès au centre-ville.

De plus, afin de parer à toute attaque de drone, la préfecture de Hiroshima a interdit le vol de tous les engins téléguidés dans les environs.

Enfin, “il y aura forcément des cyberattaques, et nous nous préparons pour cela”, a ajouté un responsable de l’Agence nationale de la police, cité par le journal.

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