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À Paris, une attaque au couteau et au marteau fait un mort et deux blessés, l’assaillant interpellé

Une voiture de police dans le périmètre de sécurité installé autour du pont de Bir Hakeim à Paris, après l’attaque au couteau ce 2 décembre.
DIMITAR DILKOFF / AFP Une voiture de police dans le périmètre de sécurité installé autour du pont de Bir Hakeim à Paris, après l’attaque au couteau ce 2 décembre.

PARIS - Gérald Darmanin salue « le courage » des policiers. Ces derniers ont interpellé ce samedi 2 décembre « un assaillant s’en prenant à des passants à Paris », a annoncé le ministre de l’Intérieur sur X (ex-Twitter) dans la soirée.

Un homme, agressé au couteau, a succombé à ses blessures et deux autres personnes, agressées au marteau, ont été blessées. Un premier bilan, notamment partagé par Gérald Darmanin, faisait état d’un mort et un blessé.

L’homme décédé était « un touriste allemand né aux Philippines » en 1999, a indiqué le ministre de l’Intérieur, qui s’est adressé à la presse, sur place, autour de 23 h 30. Les vies des deux personnes blessées « ne sont pas en danger », a-t-il ajouté.

Le parquet national antiterroriste s’est saisi de cette enquête ouverte pour assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. L’assaillant a été placé en garde à vue.

Poursuivi par les policiers

L’attaque a eu lieu « autour du quai de Grenelle », dans le 15e arrondissement de la capitale, avait indiqué Gérald Darmanin sur X.

L’assaillant s’en est d’abord pris, avec un couteau, à un couple de touristes allemands. L’homme est décédé. Sa femme, elle, « n’a pas été attaquée physiquement », « même si elle est évidemment extrêmement choquée », a relaté le ministre.

« Poursuivi par les policiers », qui se sont rendus sur place vers 21 h 15 après avoir reçu un appel au 17, « il a ensuite agressé deux autres personnes dont les vies ne sont pas en danger ». Il s’agit d’un Français d’une soixantaine d’années et d’un touriste étranger. Ce dernier a été « blessé au marteau au niveau de l’œil ».

L’assaillant a finalement pu être immobilisé par un policier ayant fait usage de son taser et « pourra répondre de ses actes devant la justice ».

Joseph S., un témoin de la scène interrogé par l’AFP, décrit un homme « avec un marteau dans la main » qui agresse un homme qui est tombé. La police est arrivée en « 5-10 minutes », ajoute-t-il.

La préfecture de police de Paris a fait état d’une intervention dans le « secteur Bir Hakeim », non loin du Champ-de-Mars. Un cordon de sécurité a été mis en place dans la soirée à proximité de la tour Eiffel, a constaté un journaliste de l’AFP.

Islamisme radical et troubles psychiatriques

L’auteur des coups mortels, Armand Rajabpour-Miyandoab, est « né en France », à Neuilly-sur-Seine en 1997, et est « Français », a précisé une source policière à l’AFP. Il « vivait chez ses parents », iraniens, « dans l’Essonne », a indiqué de son côté Gérald Darmanin.

D’après ces deux sources, il était connu pour islamisme radical et troubles psychiatriques. Pendant l’attaque, il aurait dit aux policiers l’ayant interpellé qu’il « ne pouvait plus supporter que les musulmans meurent, tant en Afghanistan qu’en Palestine » et qu’il « en voulait » pour « ce qui se passait à Gaza » et que la France serait « complice de ce que faisait Israël » là-bas, a précisé Gérald Darmanin. Il a également crié « Allah akbar », selon la source policière.

L’assaillant avait déjà été interpellé en 2016 par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour un projet d’action violente. Il avait été condamné à cinq ans d’emprisonnement et était sorti après quatre ans de détention. « Il était suivi par la DGSI comme étant une personne ayant des troubles psychiatriques très importants » et était « d’ailleurs sous traitement psychiatrique et neurologique », a rapporté Gérald Darmanin face à la presse.

Emmanuel Macron réagit

Emmanuel Macron, en déplacement à Doha, a eu Gérald Darmanin au téléphone avant de décoller pour la France. C’est son ministre qui l’a informé de l’attaque, a appris l’AFP dans l’entourage du président.

« J’adresse toutes mes condoléances à la famille et aux proches du ressortissant allemand décédé ce soir lors de l’attaque terroriste survenue à Paris et pense avec émotion aux personnes actuellement blessées et prises en charge », a-t-il ensuite écrit sur X.

« Nous ne céderons rien face au terrorisme », a de son côté assuré la Première ministre Élisabeth Borne sur le même réseau social, dans la nuit de samedi à dimanche. « Mes pensées vont à la victime, aux blessés et à leurs proches. Je salue le courage et le professionnalisme de nos forces de l’ordre et nos services de secours mobilisés », a-t-elle ajouté.

« Paris est en deuil après cette terrible attaque, a posté de son côté le ministre des Transports Clément Beaune. Pensées et solidarité pour les familles et les proches des victimes. »

Cette attaque survient moins de deux mois après celle d’Arras qui a coûté la vie à un enseignant mi-octobre et conduit au relèvement du plan Vigipirate au niveau maximal « urgence attentat ».

Le mode opératoire de samedi rappelle celui de précédentes attaques dans la capitale.

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