Publicité

À Paris, la corneille prisonnière d’une station de métro a enfin été libérée

A Paris, la corneille prisonnière d’une station de métro a enfin été libérée (Photo @Jastrow75 les Corneilles baguées parisiennes)
(Photo @Jastrow75 les Corneilles baguées parisiennes) A Paris, la corneille prisonnière d’une station de métro a enfin été libérée (Photo @Jastrow75 les Corneilles baguées parisiennes)

INSOLITE - C’est une corneille libre. Depuis plusieurs mois, les habitués de la station de métro Ménilmontant située dans le 20e arrondissement de Paris, s’inquiétaient du sort d’une corneille coincée dans la station. Soir et matin, elle enchaînait les vols d’un bout à l’autre du quai entre deux trains, au point que les usagers et des associations environnementales ont interpellé la RATP pour une intervention d’urgence. Ils ont enfin réussi à déloger le volatile, qui se trouvait à la station Rue Saint-Maur, ce vendredi 9 février.

L’animal avait élu domicile dans la bouche de métro de Ménilmontant en novembre, et n’avait pas retrouvé la sortie. Il avait même appris à éviter les métros, en se perchant en hauteur, par exemple sur les rampes lumineuses au-dessus des quais, quand un train arrivait. Des usagers avaient même commencé à nourrir la corneille, racontaient-ils au Parisien.

La Ligue de protection des oiseaux, mais aussi la ligue des animaux (LLDA), une association qui lutte contre la cruauté envers les animaux, se sont saisies de l’affaire en relayant les inquiétudes des internautes sur X. « Un corbeau est coincé depuis plus d’une semaine dans la station souterraine de Ménilmontant. Qu’attendez-vous pour sauver cet oiseau avant qu’il ne meure de faim, de soif et d’épuisement ? », demandait dès le 21 décembre, la LLDA à la RATP.

Un spécialiste des corvidés sur le pont

Ce à quoi la RATP répondait le 22 décembre sur X que « plusieurs tentatives » ont déjà été mises en œuvre en collaboration avec la LPO, mais qu’aucune n’a « encore permis de récupérer l’oiseau ». La régie de transports d’île de France assurait toutefois que l’animal se portait bien.

Ce vendredi enfin, Frédéric Jiguet, un expert du Muséum d’histoire naturelle et spécialiste des corvidés, s’est rendu sur place et a pu attraper le corvidé. En décembre l’ornithologue disait prévoir utiliser « un filet 2 x 2 m qui se projette à l’aide d’un mécanisme à air comprimé » et demandait que l’intervention se fasse sans public, « afin d’éviter tout mouvement de panique ».

Dans un communiqué, l’expert s’est réjoui du succès de sa mission. « J’ai pu capturer l’oiseau avec l’appui de la RATP, le baguer (bague rouge portant le code 150), et le relâcher en fin de nuit près du dortoir de corneilles du cimetière du Père Lachaise. Vivent les corneilles libres ! », a-t-il écrit.

À voir également sur Le HuffPost :

La pollution change l’odeur des fleurs, et c’est une très mauvaise nouvelle

Au Japon, les orques coincées dans les glaces ont pu s’échapper