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À la Mostra de Venise, une projection de « Maestro » sans Bradley Cooper mais avec les enfants de Leonard Berstein

De gauche à droite : Jamie Bernstein, Mina Bernstein et Alex Bernstein, les trois enfants du célèbre compositeur américain Leonard Berstein lors du tapis rouge du film « Maestro » à Venise.
De gauche à droite : Jamie Bernstein, Mina Bernstein et Alex Bernstein, les trois enfants du célèbre compositeur américain Leonard Berstein lors du tapis rouge du film « Maestro » à Venise.

CINÉMA - Un brin de moquerie pour beaucoup d’affection. Lors de la standing-ovation accordée au dernier long-métrage de Bradley Cooper, en compétition ce samedi 2 septembre à la Mostra de Venise, les enfants Leonard Bernstein ont naturellement été placés au centre de l’attention.

Il faut dire que ce film, Maestro, sur la vie privée du célèbre compositeur et chef d’orchestre américain a été adoubé par la famille de Leonard Berstein, qui s’est fait un plaisir de voler la vedette à l’acteur-réalisateur Bradley Cooper, absent du festival de cinéma en raison de la grève en cours à Hollywood.

En compétition pour le Lion d’Or, le film a reçu un accueil très chaleureux en Italie pour sa première projection. Et sans Bradley Cooper ou Carey Mulligan, ce sont donc Jamie, Alex et Nina qui se sont illustrés. Notamment avec une triple imitation moqueuse mais attendrissante du style de direction de leur père, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.

Avant ce numéro d’imitation plutôt réussi, les trois enfants de Leonard Bernstein avaient pu profiter d’une longue standing-ovation (environ 7 minutes). Et ils ont visiblement été aussi touchés par le film que par sa réception par le public.

Coproduit par Martin Scorsese et Steven Spielberg pour Netflix et avec le consentement des enfants du musicien derrière la partition de West Side Story, ce biopic explore pourtant la vie sentimentale de Leonard Bernstein avant son décès en 1990, son homosexualité et sa relation tourmentée avec son épouse d’origine chilienne Felicia Cohn Montealegre, campée par Carey Mulligan.

Mais le film cherche aussi à montrer les relations de Bernstein avec ses enfants, à qui il a caché son homosexualité. « Je ne sais pas pourquoi mon père a tout nié », a notamment déclaré à Venise la fille aînée du maestro, Jamie Bernstein, dont les mémoires ont inspiré le film.

« Nous n’aurions jamais pensé que Bradley se donnerait tant de mal pour que (le personnage) soit authentique », a-t-elle ajouté. « En réalité, c’est une histoire d’amour, celle de nos parents ».

Une belle entente entre les héritiers du compositeur qui a dirigé l’Orchestre philharmonique de New York et le réalisateur de A Star is Born qui est d’ailleurs plutôt rare lors d’une telle adaptation sur grand écran. Pour autant, le film n’a pas échappé à la polémique.

Celle de la prothèse nasale portée par Bradley Cooper pour jouer Bernstein, fils d’immigrés juifs ukrainiens. Une démarche considérée par certains comme un moyen de véhiculer un stéréotype sur les Juifs. Pour autant,les trois enfants du compositeur ont apporté leur soutien à l’acteur et réalisateur dans sa décision artistique.

Parmi les favoris de cette 80e édition de la Mostra, le film de et avec Bradley Cooper risque de rafler de nombreux prix avant d’être mis en ligne sur Netflix le 20 décembre prochain.

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