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À Montbéliard, une école primaire saccagée, de jeunes enfants suspectés des 30 000 euros de dégâts

Dans le Doubs, une école primaire complètement saccagée pour 30 000 euros de dégâts, de jeunes enfants suspectés (Photo d’illustration)
JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP Dans le Doubs, une école primaire complètement saccagée pour 30 000 euros de dégâts, de jeunes enfants suspectés (Photo d’illustration)

ÉDUCATION- Des dégradations colossales. L’école primaire Daniel-Jeanney située dans le Doubs (Franche-Comté) a été mise à sac par de très jeunes enfants qui ont provoqué de coûteux dégâts, a indiqué ce mardi 27 février, le parquet de Montbéliard. Le prix des détériorations s’élèverait à 30 000 euros selon la commune.

Les établissements scolaires français ont vu une hausse des « incidents graves » sur l’année 2022-2023

Les faits se sont déroulés samedi après-midi, dans l’école localisée à Grand-Charmont, qui accueille environ 230 enfants a déclaré le procureur de la République, Paul-Edouard Lallois à l’AFP.

Alerté par un riverain, Jean-Paul Munnier, le maire de cette commune s’est rapidement rendu dans l’établissement, d’où il a vu s’enfuir « cinq à six jeunes mineurs (...) âgés entre 10 et 13 ans au maximum », a rapporté le procureur de la République.

Tout a été saccagé

À l’intérieur, le maire a découvert « une vision de carnage », selon le magistrat. « Tout y est passé : l’ensemble des salles de classe a été dégradé, fouillé, les placards ouverts, les tables et les chaises renversées » comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous.

Ce n’est pas tout. Le matériel informatique, notamment deux tableaux blancs interactifs, a aussi été entièrement dégradé, ainsi que le système d’alarme incendie. Le réfectoire a également été saccagé, avec des jets de sauce sur le sol et les murs, selon le procureur.

« C’est un acte d’une parfaite stupidité, qui consiste à casser pour le plaisir de casser », a-t-il ajouté. Ce pillage a été pris très au sérieux comme le montre la plainte déposée par la commune à la gendarmerie, tandis que le procureur a ordonné en urgence des relevés d’empreintes ADN.

« Je compte sur un sursaut civique ou de repentance qui pourrait irriguer certains de ces jeunes », a-t-il déclaré. « J’invite les parents ou les grands frères qui auraient eu vent de certains éléments ou de certains noms de jeunes à se présenter rapidement à la gendarmerie ».

Ces agissements ne seront pas laissés sans conséquence. Même lorsqu’ils sont âgés de moins de 13 ans, des mineurs peuvent être considérés pénalement responsables sur la base d’une expertise psychologique, a souligné le procureur. Quant aux parents, ils peuvent être tenus responsables au civil des actes de leurs enfants.

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