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À Londres, une traque pour retrouver l’auteur d’une attaque au produit chimique en pleine rue

La police londonienne traque l’auteur d’une attaque au produit chimique visant une femme et ses deux filles (photo d’illustration).
HENRY NICHOLLS / AFP La police londonienne traque l’auteur d’une attaque au produit chimique visant une femme et ses deux filles (photo d’illustration).

ROYAUME-UNI - La police londonienne poursuit ses recherches sans relâche. Scotland Yard traquait toujours, ce vendredi 2 février, l’auteur d’une attaque au produit chimique contre une mère et ses deux filles, survenue mercredi à Londres. En parallèle du drame, le droit d’asile accordé au suspect malgré une condamnation suscite de vives interrogations.

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Abdul Ezedi, âgé de 35 ans, résidant dans la région de Newcastle dans le nord-est de l’Angleterre, est soupçonné d’avoir aspergé une mère de famille de 31 ans et ses deux filles de huit et trois ans avec une substance « alcaline » (de type soude ou eau de Javel) en pleine rue, mercredi soir vers 19 h 30 dans le quartier londonien de Clapham.

La police diffuse la photo de l’auteur de l’attaque

L’homme a été repéré sur les images de vidéosurveillance d’un supermarché dans le nord de la ville, avec des blessures sévères sur le côté droit du visage provoquées par ce produit, quelques heures après l’attaque. La photo a été publiée dès jeudi par la police.

Lors d’un point presse devant Scotland Yard vendredi, le commandant Jon Savell a lancé au fuyard : « Nous avons vu les images, vous avez besoin d’une aide médicale, alors faites ce qu’il faut et rendez-vous », soulignant la gravité des blessures dont il est atteint.

Le chef de la police Mark Rowley, qui a martelé jeudi qu’il « traquerait » cet agresseur, a écarté à ce stade l’hypothèse d’une attaque terroriste, expliquant que l’homme et la femme se connaissaient.

Si les trois victimes sont encore hospitalisées à ce jour, la police a indiqué que leur vie n’était « pas en danger », mais que leurs blessures les marqueront « pour toujours ».

Neuf personnes – quatre passants et cinq policiers – ont également été blessées par cette substance lorsqu’elles ont porté assistance aux victimes. Huit d’entre elles ont été conduites à l’hôpital.

L’attaque suscite un débat chez les députés

Selon les médias britanniques, Abdul Ezedi, qui serait arrivé d’Afghanistan en 2016, a déjà été condamné en 2018 pour un délit sexuel et condamné à une peine avec sursis par le tribunal de Newcastle. Selon la même source, il a obtenu l’asile au Royaume-Uni suite à deux échecs, après qu’un prêtre a affirmé aux autorités anglaises qu’Ezedi s’était converti au christianisme.

Plusieurs députés du parti conservateur ont exhorté le gouvernement à durcir encore les conditions d’accueil sur le sol britannique, et à mener « un examen approfondi » du dossier du suspect.

Après une série d’attaques impliquant des substances corrosives qui avaient choqué le Royaume-Uni il y a quelques années, atteignant le nombre de 941 en 2017, ces incidents se sont raréfiés grâce à un renforcement des contrôles sur la vente de ces produits en 2019.

Le nombre d’attaques est toutefois reparti à la hausse en 2022, progressant de 69 % en Angleterre et au Pays de Galles avec 710 attaques selon l’organisation Acid Survivors Trust International.

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