À l’Université de Barcelone, un cours obligatoire sur la crise climatique

Photo Pixabay/cc

Dès 2024, 14 000 étudiants inscrits à l’Université de Barcelone (UB) devront intégrer dans leur cursus, du premier au troisième cycle, un cours sur la “crise écosociale”, rapporte le site Eldiario.es. Un module de formation dédié au même thème sera en outre réservé aux quelque 6 000 enseignants-chercheurs de l’UB, distinguée comme la meilleure université espagnole dans le classement de Shanghai.

Une décision inédite intervenue à la suite de l’action du groupe écologiste End Fossil qui a occupé durant une semaine un bâtiment de l’université. “Le déclencheur a été l’occupation étudiante mais cela montre un changement culturel général. Il y a dix ou quinze ans, l’université aurait envoyé la police. Aujourd’hui, vous ne pouvez pas les expulser parce que vous savez qu’ils ont raison et que la société les soutient”, explique l’économiste Federico Demaria, qui enseigne à l’UB, au correspondant du Guardian à Barcelone.

“Ce ne sera pas juste un cours supplémentaire sur le développement durable, précise de son côté Lucía Muñoz Sueiro, activiste End Fossil et doctorante à l’UB, car il combinera les aspects sociaux et écologiques de la crise, qui sont interdépendants.”

Le cours vaudra cinq crédits, représentant vingt-cinq heures d’étude : quinze heures de travail à la maison et dix heures de cours. Pour assurer les cinquante heures de cours obligatoires, l’UB devra probablement embaucher des enseignants supplémentaires, souligne The Guardian.

Mais avec la création de ce cours End Fossil n’a atteint qu’un seul des objectifs de son action à l’UB, note Eldiario.es. Les activistes exigeaient en outre l’arrêt des partenariats signés par l’université avec plusieurs entreprises polluantes, notamment avec Repsol, l’entreprise espagnole spécialisée dans la production de pétrole et de gaz naturel qui finance une chaire consacrée à la transition écologique. Sur ce point, la direction de l’université catalane a répondu par une fin de non-recevoir tout en s’engaeant à revoir les règles qui régissent ces conventions.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :