À la une de l’hebdo. Liberté d’expression : notre combat

Courrier international (Paris)
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Chaque semaine, Courrier international explique ses choix éditoriaux et les débats qu’ils suscitent parfois au sein de la rédaction. Cette semaine, après l’assassinat de Samuel Paty, le 16 octobre, dans des conditions atroces, nous avons décidé de changer la Une, initialement consacrée à l’Amérique vue d’ailleurs (Chine, Liban, Brésil, Royaume-Uni…). Les premières réactions de la presse étrangère sont quasi unanimes : face à la menace islamiste, il est temps de passer aux actes.

“Le terrorisme est un test de résistance. Il est dans sa nature de toujours chercher à franchir de nouvelles limites. Il doit montrer qu’il va toujours un poil plus loin dans le sinistre, la méchanceté, la bestialité, sinon il n’atteint pas son objectif, en l’occurrence la division de la société.” Voilà ce qu’écrit le quotidien allemand Die Welt après l’assassinat dans des conditions atroces de Samuel Paty, le 16 octobre, à Conflans-Sainte-Honorine. En plein procès des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, et deux semaines seulement après une attaque contre les anciens locaux de Charlie, l’assassinat d’un prof, tué pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet dans le cadre d’un cours d’éenseignement moral et civique, est venu nous rappeler à tous que le combat pour la liberté d’expression est loin d’être gagné en France. Cette fois, c’est l’école publique, symbole de la République, qui est visée. Et les dizaines de milliers de manifestants qui se sont mobilisés dimanche 18 octobre l’ont bien compris, qui ont défilé sous le slogan “Je suis prof”. Cinq ans après “Je suis Charlie”, le pays a ces jours-ci un air de “triste déjà-vu”, comme l’écrit encore Die Welt.

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