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À l’Assemblée, Rachel Keke interpelle Nicole Belloubet après une vague de racisme contre des lycéens de Fresnes

POLITIQUE - « Les racistes ont voulu mettre à genoux les enfants de la République ». La députée LFI Rachel Keke s’est adressée à la ministre de l’Éducation nationale ce mercredi 28 février lors de la session de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Très remontée, elle a appelé Nicole Belloubet à « sortir de (son) silence coupable » et dénoncer une vague de racisme en ligne subie par des élèves du lycée Frédéric Mistral à Fresnes (Val-de-Marne).

Face aux violences racistes, l’inquiétude monte : « Je sais que je peux devenir un fait divers »

« Le 4 décembre dernier, j’ai reçu ici, dans la “maison du peuple”, une classe de ma circonscription. Et, comme le font mes collègues, j’ai publié un tweet avec une photo de cette classe », raconte l’élue du Val-de-Marne au sujet de la publication ci-dessous. Elle poursuit : « Soudain, un déferlement de haine. La fachosphère reprend mon tweet, le cite et parle du “grand remplacement”. Les commentaires racistes qui visent des enfants sont horribles et inadmissibles ».

« Le racisme est une réalité dans ce pays et il touche aussi les enfants. Parce que noirs, parce qu’arabes, parce que des banlieues », se désole encore la parlementaire insoumise, qui regrette qu’aucun membre du gouvernement n’ait depuis réagi à ces commentaires haineux. Elle conclut et exhorte la ministre de l’Éducation nationale à soutenir les lycéens, de nouveau présents ce mercredi après-midi dans les tribunes de l’hémicycle.

Une plainte déposée

« Je veux les assurer ici de tout mon soutien, du soutien de la collectivité de l’Éducation nationale et des députés », s’est empressée de répondre Nicolas Belloubet en se tournant vers les élèves. « Il est en effet inacceptable que des jeunes de notre pays qui, au moment précis où ils viennent visiter ce sanctuaire de la démocratie qu’est notre hémicycle, subissent les atteintes ignobles dont ils ont été l’objet sur les réseaux sociaux », a-t-elle ajouté.

« Contrairement à ce qui a pu être dit, je voudrais souligner ici que Madame la rectrice de l’académie de Créteil a immédiatement réagi dès qu’elle a eu connaissance de ces faits, et qu’elle a déposé une plainte auprès du procureur de la République par l’article 40 », a-t-elle toutefois tenu à préciser.

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