Publicité

À Dunkerque, Macron annonce une méga usine de batteries

Ce que l’on sait de la méga-usine de de batteries annoncée par Macron à Dunkerque
Ce que l’on sait de la méga-usine de de batteries annoncée par Macron à Dunkerque

Prologium puis XTC et Orano… Le président de la République savoure des annonces concrètes pour illustrer le plan de réindustrialisation qu’il essaie de mettre en branle sur le territoire.

POLITIQUE - Batterie éclectique. Le chinois XTC et le français Orano vont investir dans un site lié aux batteries lithium à Dunkerque, dans le Nord, a annoncé Emmanuel Macron ce vendredi 12 mai lors d’un déplacement à Dunkerque. Un projet qui s’élève à « 1,5 milliard d’euros pour 1 700 emplois », selon les mots du président de la République.

Mais ce n’est pas tout. Quelques heures auparavant, le groupe taïwanais ProLogium officialisait l’installation d’une usine de production de batteries pour voitures électriques, là encore dans la sous-préfecture du Nord. Il s’agit de la quatrième dans les Hauts-de-France, avec, à la clef, 5,2 milliards d’euros investis d’ici 2030 et la création de 3 000 emplois dans l’usine ; 12 000 emplois indirects pour le territoire.

La coentreprise entre XTC et Orano est quant à elle présentée par le chef de l’État comme « complémentaire » de l’usine Prologium, car elle interviendra « en amont » de la production de batteries électriques. Selon une source proche du dossier, elle s’implantera, elle aussi, sur le port de Dunkerque.

Contactée par l’AFP, la direction d’Orano a indiqué qu’elle communiquerait à ce sujet au moment du sommet Choose France, destiné à attirer les projets étrangers, dont la 6e édition est prévue lundi 15 mai à Versailles.

« 20 000 emplois nouveaux sur le bassin du Dunkerquois »

XTC New Energy Materials est spécialisée dans la production de matériaux pour les batteries au lithium utilisées notamment pour les véhicules électriques. Emmanuel Macron avait rencontré son directeur général, Jiang Long, à Canton, lors de sa visite en Chine en avril dernier.

Quelques semaines plus tard, le chef de l’État peut savourer ces annonces comme le gage de crédibilité de la politique industrielle qu’il essaie de mettre en place. « Avant la fin de la décennie, on aura plus de 20 000 emplois nouveaux sur le bassin du Dunkerquois », a-t-il affirmé, toujours depuis Dunkerque, en promettant de « mettre le paquet sur les compétences et la formation, c’est la mère des batailles. »

Outre Prologium, trois autres usines sont en cours de conception en France, toutes dans le Nord et le Pas-de-Calais. La première, construite par ACC (coentreprise de Stellantis, TotalEnergies et Mercedes-Benz), doit ouvrir prochainement à Douvrin près de Lens, dans le Pas-de-Calais.

Une usine du groupe sino-japonais AESC-Envision doit produire des batteries pour Renault à Douai (Nord) à partir de début 2025, puis un troisième site de la start-up grenobloise Verkor doit entrer en production à Dunkerque à partir de mi-2025, avec également Renault pour principal client.

Autant de bonnes nouvelles pour la France, et pour l’Europe, à en croire Emmanuel Macron, à l’heure où le Vieux continent tente de rattraper un retard considérable dans la production de batteries électriques pour l’automobile avec les États-Unis et la Chine. Au total, près de cinquante usines de batteries lithium-ion doivent voir le jour en Europe d’ici 2030, alors qu’elles sont quasi inexistantes aujourd’hui.

À voir également sur Le HuffPost :

VIDÉO - Batteries lithium : Macron annonce 1,5 milliard d'euros d'investissement entre Orano et le chinois XTC à Dunkerque

Sur la mixité sociale à l’école, les annonces de Pap Ndiaye sonnent creux

Macron critiqué pour sa « pause réglementaire » sur l’écologie en Europe