Zoom sur la grossophobie, la discrimination envers les "gros"

La

discrimination envers les "gros", la journaliste Gabrielle Deydier connaît bien. Âgée de 37 ans, la femme mesurant 1m53 pour 150 kilos dénonce dans son livre On ne naît pas grosse les humiliations subies au quotidien, du cabinet de gynécologie à la boulangerie. Et revient sur le préjugé le plus répandu, selon lequel les personnes obèses ne mincissent pas car manquent de volonté. Un a priori très véhiculé dans les émissions de télé-réalité consacrées au relooking.

Cercle vicieux

Mais pour l'écrivaine, on ne devient pas gros par hasard : cela s'explique par les prédispositions héréditaires et souvent par un contexte familial difficile. En ce qui la concerne, sa mère, proche de l'anorexie, n'hésitait pas à verser le reste de son assiette dans la sienne pour dissimuler son trouble. Gabrielle Deydier sombre ensuite dans l'hyperphagie, une forme de boulimie sans vomissements.

Le milieu social joue aussi dans la prise de poids : en France, on recense 30,7% de femmes obèses gagnant moins de 450 euros par mois, contre 7% chez celles avec un salaire égal ou supérieur à 4 200 euros par mois. Et c'est un cercle vicieux. Selon un rapport de l'Organisation internationale du travail, les femmes obèses ont huit fois plus de risques d'être discriminées à l'embauche, par rapport à celles présentant un indice de masse corporelle (IMC) normal.

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