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"Zone tampon" à la frontière de Gaza : près de 40 % des bâtiments déjà détruits

La mort de 21 soldats israéliens dans l'explosion de bâtiments destinés à être rasés par l'armée le 22 janvier a mis en lumière le projet de zone tampon à la frontière entre Israël et Gaza. Selon une étude israélienne, près de 40 % des 2 824 bâtiments situés dans cette bande d'un kilomètre de large entre Gaza et la frontière ont été détruits. Un chiffre confirmé par les images satellite obtenues par les Observateurs de France 24.

Le 22 janvier, l'armée israélienne annonçait la mort de 21 soldats, soit le plus lourd bilan humain en un seul jour pour les forces israéliennes depuis le début de son offensive militaire à Gaza, en réponse aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023.

Ces militaires ont tous été tués lors d'une attaque du Hamas alors qu'ils minaient deux bâtiments, situés à environ 600 mètres de la frontière avec Israël. Ces destructions s'inscrivaient dans l'établissement d'une "zone tampon entre les communautés israéliennes et Gaza", a indiqué le chef d'état-major Herzi Halevi le jour de la mort des soldats.

"[Ces soldats] sont tombés au cours d'une mission dont l'objectif était de permettre aux habitants du sud d'Israël de rentrer chez eux en toute sécurité", a-t-il affirmé. Ce territoire situé à Gaza se trouve à quelques kilomètres du kibboutz de Kissoufim, en Israël, où quatorze personnes ont été tuées lors des attaques du Hamas du 7 octobre 2023.

Début décembre, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait déjà déclaré au secrétaire d'État américain Antony Blinken vouloir établir une zone tampon "en profondeur" dans la bande de Gaza.


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