Zone Interdite : "Ils devraient prévenir !" "ils ne s'inquiétent pas des conséquences" "on nous gave de pilules", les twittos en colère contre les médecins laxistes avec les opioïdes

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Ce dimanche soir, M6 diffusait un épisode de Zone Interdite consacré aux drogues légales. Une grande partie du reportage était consacrée à l'addiction aux médicaments, et notamment aux opioïdes. Les téléspectateurs ont découvert la tragédie de témoins que rien ne prédestinait à devenir "drogués". Sur Twitter, beaucoup d'entre eux ont exprimé leur colère face au mauvais suivi exercé par certains médecins.

Capture écran M6 direct/Zone Interdite
Capture écran M6 direct/Zone Interdite

Un thème aussi douloureux que tabou. Ce dimanche 21 novembre 2021, Zone Interdite s'est intéressé à "ces drogues légales qui détruisent les familles". Outre l'alcoolisme et le protoxyde d'azote, l'émission a mis le projecteur sur les dépendances aux médicaments. Les téléspectateurs ont dans un premier temps pu découvrir la tragédie de Simon, jeune homme de 25 ans mort il y a un an d'une overdose de codéine prescrite au départ pour des migraines. Sa mère Elga, très en colère contre les médecins qui ont pu laisser son fils accéder aussi facilement à de fortes doses, ne ménage pas ses efforts pour relever les failles du système de santé.

L'équipe de journalistes a ensuite suivi Nadine, sexagénaire toulousaine accro depuis six ans aux anti-douleurs morphiniques. Un témoin au départ "sans histoires", bien loin des clichés habituels du drogué, auquel les téléspectateurs pouvaient facilement s'identifier. Alors qu'elle vivait heureuse dans sa villa toulousaine aux côté d'un mari aimant et sans aucun problème financier, la mère de famille est victime d'un accident de voiture en 2013. Elle souffre du genou et se voit donc prescrire par son médecin un calmant. Mais alors que son genou va mieux, d'autres douleurs apparaissent un peu partout. Caractéristiques du manque, celles-ci sont en fait causées par sa consommation quotidienne de morphine. Un cercle vicieux s'installe dès lors. Elle ne peut plus s'en passer... Au moment du début du reportage, Nadine en consommait une dose toutes les quatre heures. Sans compter la prise simultanée d'antidépresseurs et l'utilisation d'un patch contenant une molécule 100 fois plus forte que la morphine.

Trop angoissée à l'idée de faire une overdose et désireuse de retrouver sa vie d'avant, la Toulousaine a accepté de se faire soigner à l'hôpital. La scène où on la voit en pleine crise de manque, -décrivant un insupportable sentiment d'inconfort, une envie de vomir et des douleurs partout -, a beaucoup touché les internautes. Alors que beaucoup étaient scandalisés de découvrir de telles descentes aux enfers, d'autres racontaient leurs propres expériences avec certains médicaments cités dans le reportage. Dans les commentaires, le laxisme de certains médecins, qui n'informent pas suffisamment sur la dangerosité de certaines molécules, a également été pointé du doigt. D'autant plus que les journalistes de l'émission ont démontré avec quelle facilité il était possible de se faire prescrire certains médicaments à risques en grosse quantité.

Certains autres internautes ont au contraire regretté le sensationnalisme du reportage, qui selon eux avait tendance à diaboliser des produits jugés utiles dans certaines situations.

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