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Cinéma: «La zone d’intérêt», la vie familiale bucolique du commandant du camp d'Auschwitz

C'est un film terrible sur la banalité du mal. « La zone d'intérêt », de Jonathan Glazer, Grand prix du Festival de Cannes, sort mercredi 31 janvier dans les salles en France. Tourné dans l'emprise du camp d’Auschwitz, le réalisateur réussit le tour de force de parler de l'Holocauste sans le montrer, en filmant la vie familiale de Rudolf Höss, le commandant du camp d'Auschwitz où plus d'un million d'êtres humains seront exterminés. Le film est nommé cinq fois aux Oscars.

La zone d'intérêt, c’était le nom de code donné au camp de concentration d'Auschwitz par les nazis. Une machine de mort ou seront gazés, torturés, exécutés un million d'hommes, de femmes et d'enfants et que le spectateur ne verra jamais à l'écran. Une bande-son continue diffuse les bruits de la vie quotidienne du camp, cris, aboiements de chien, coups de feu, ordres, souffle des fours crématoires. Par-dessus, le réalisateur britannique Jonathan Glazer montre la vie familiale bucolique du commandant du camp Rudolf Höss, ses enfants, ses domestiques, et une épouse, Hedwig, interprétée par l'immense actrice allemande Sandra Hüller qui est nominée aux Oscars pour ce rôle.

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