Zineb El Rhazoui traitée d'"arabe de service" : Idriss Sihamedi dénonce un procès "politique"

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Le fondateur de l'ONG musulmane BarakaCity, dissoute en octobre dernier, était jugé ce 13 janvier pour " injure publique " à l'encontre de l'ancienne journaliste de Charlie. Récit.

Idriss Sihamedi n’est pas venu, mais c’est tout comme. Au tribunal de Paris, ce mercredi pluvieux, le fondateur de BarakaCity, une ONG proche du salafisme en voie de dissolution, a mandaté pas moins de trois avocats pour le représenter, lui et sa cause. Durant ces 90 minutes d'audience, ils ont été ses ventriloques, invoquant un " acharnement " mais aussi le caractère " politique " de ce dossier qui, depuis plusieurs mois, oppose leur client à Zineb El Rhazoui, ex-journaliste à Charlie Hebdo.Trente-six ans, hyperactif sur son compte Twitter de plus de 40.000 abonnés, Idriss Sihamedi, de son vrai nom Driss Yemmou, était jugé ce 13 janvier pour " injure publique ". En cause : un tweet, publié le 14 septembre 2020, dans lequel cet agitateur s’en prenait ouvertement à la chroniqueuse, la traitant d’" arabe de service ", de " chien caressé par ses maîtres ", concluant ainsi sa saillie : " J’espère qu’elle sera constipée jusqu’au silence. " C’est ce seul message qui a été retenu, parmi quelques autres du même tonneau. " Ce tweet a rencontré un certain écho, puisqu’il a été retweeté 216 fois ", a fait remarquer, en préambule, la présidente la 17e chambre correctionnelle, qui avait à examiner ce dossier. Ce dossier d’" injure " était disjoint d’une affaire de " harcèlement en ligne " qui oppose...

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