Le Zimbabwe vend ses éléphants à la Chine et récolte près de 3 millions de dollars

Eléonore Abou Ez
Harare a annoncé avoir exporté pendant six ans 97 pachydermes en Chine et à Dubaï pour "soutenir les activités de conservation" de cette espèce en danger.

Alors que le commerce de l’ivoire est interdit, celui des éléphants va bon train. Entre 2012 et 2018, sous le régime de Mugabe, le Zimbabwe a vendu 93 jeunes éléphants à la Chine et quatre aux Emirats arabes unis, souligne la ministre de l’Environnement et du Tourisme Priscah Mupfumira dans The Chronicles. Les bêtes ont été vendues entre 13 500 et 41 500 dollars, ce qui a rapporté au total 2,7 millions de dollars au pays.

Trop d’éléphants ?

Si la pratique semble courante, c’est peut-être la première fois que le Zimbabwe parle ouvertement de la vente de ses éléphants. L’annonce survient alors que le pays milite pour l’allègement de l’interdiction du commerce de l’ivoire mise en place depuis 1990 par la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES). Faute de pouvoir écouler son stock d’ivoire estimé à 300 millions de dollars, le Zimbabwe mise sur la vente de ses éléphants de plus en plus nombreux selon les chiffres officiels.

Le Zimbabwe a maintenant 85 000 éléphants, alors que notre capacité d’accueil est de 55 000. Nous ne pouvons pas les abattre à cause des restrictions de la CITES

Priscah Mupfumira, ministre zimbabwéenne de l’Environnement

au "Chronicle"

Une pratique controversée

Même si l’exportation d’animaux sauvages est légale, elle est souvent critiquée pour des raisons éthiques. Les défenseurs de l’environnement contestent notamment les conditions de capture (...)

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