Zimbabwe : Mugabe affirme être détenu, l’armée dément tout coup d’Etat

Le Parisien avec AFP

Le président Robert Mugabe est au pouvoir depuis 37 ans. Il a limogé son vice-président.


La situation est confuse ce mercredi au Zimbabwe. Des blindés de l’armée contrôlent les accès au Parlement dans la capitale, Harare, ainsi qu’au siège du parti au pouvoir et aux bureaux où le président Robert Mugabe réunit son gouvernement. Des soldats empêchent des véhicules de passer devant le Parlement.

En fin de matinée, l’Afrique du Sud a fait savoir que Robert Mugabe a affirmé par téléphone à son homologue sud-africain, Jacob Zuma, qu’il est retenu contre son gré. «Le président Zuma s'est entretenu avec le président Robert Mugabe qui lui a dit qu'il était détenu à son domicile mais a ajouté qu'il allait bien», selon la présidence sud-africaine. Dans la foulée, l’Afrique du Sud a dépêché deux envoyés spéciaux au Zimbabwe.

Des échanges de tirs nourris ont été entendus dans la nuit de mardi à ce mercredi près de la résidence privée de Robert Mugabe à Harare, a rapporté sous couvert de l’anonymat un témoin résident dans le quartier de Borrowdale. «Nous avons entendu environ 30 à 40 coups de feu tirés pendant trois à quatre minutes en provenance de sa maison», a-t-il raconté.

L’épouse de Robert Mugabe prête à lui succéder

Des officiers ont annoncé dans la nuit être intervenus pour éliminer des «criminels» dans l’entourage du chef de l’Etat. Dans un message lu à la télévision nationale, le général Sibusiso Moyo a expliqué que cette opération n’est pas «un coup d’Etat contre le gouvernement» et a assuré que le chef de l’Etat et sa famille sont «sains et saufs» et «en sécurité». «Dès que notre mission sera accomplie, nous nous attendons à ce que la situation retourne à la normale», a-t-il ajouté.


Zimbabwe : l'armée annonce être intervenue contre des « criminels »

Mugabe, 93 ans, règne sur le Zimbabwe depuis son indépendance en 1980. Il est engagé dans un bras de fer sans précédent avec l’armée après le limogeage du vice-président Emmerson Mnangagwa. Ce dernier a été (...) Lire la suite sur LeParisien.fr

Le Venezuela est déclaré en défaut de paiement sur sa dette par l’agence Fitch
En Libye, des migrants vendus comme esclaves par leurs passeurs
Crise politique au Liban : la France veut sauver Saad Hariri
Dénonçant la politique américaine, la Russie fournit comme preuve… des images d’un jeu vidéo !
Perquisitions chez Lafarge : quatre questions sur les activités du cimentier en Syrie

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages