Zimbabwe : le retour de l'inflation épuise la population

franceinfo Afrique avec agences
Manque de liquidités, monnaie en chute libre, chômage endémique, le Zimbabwe est englué depuis deux décennies dans une interminable crise économique. Le cyclone Idai qui a touché le pays n'a rien arrangé. Avec le retour de l'inflation, la population en grande souffrance, n’a même plus accès aux produits de base.

Le cauchemar de l'inflation est de retour au Zimbabwe. Rien que cette semaine, le prix de la miche de pain a doublé, passant de 1,80 à 3,50 dollars, tout comme celui du beurre, la barquette de 500 g, de 8,5 à 17,7 dollars. Quant au tarif du trajet en bus, il a augmenté de 50 à 100%.

"Le niveau de vie baisse. Les gens n'achètent plus que ce qu'ils peuvent et non plus ce qu'ils devraient", alerte l'économiste John Robertson interrogé par l’AFP.
Selon l'Institut national de la statistique (ZimStats), le taux annuel d'inflation a atteint en mars 66,8%.

Une crise permanente

Si l'on est loin de l'hyper-inflation des années 2008/2009, où les prix doublaient toutes les semaines, le nouveau président Emmerson Mnangagwa, n’arrive pas à relever l’économie du pays après la politique désastreuse de son prédécesseur, Robert Mugabe, chassé du pouvoir fin 2017.

Il y a dix ans, le Zimbabwe avait abandonné sa devise, dévaluée pour cause d'hyperinflation, au profit du dollar américain. Mais les précieux billets verts se sont faits de plus en plus rares, au point d'étrangler l'économie.

Une explication pour cette hyper inflation : "L’Etat a financé ses dépenses en émettant de la dette que la Banque centrale zimbabwéenne devait acheter avec de nouveaux dollars zimbabwéens, créés ex nihilo. Ce qui naturellement n’a pas manqué de gonfler la masse monétaire, créant un déséquilibre entre l’offre et la demande qui s’est traduit par la hausse (...)

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