Zemmour raillé, le PS comparé à "une ambulance": Véran tire à boulets rouges sur les oppositions

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Le ministre de la Santé a pris la parole ce samedi devant les militants et les cadres de LaREM réunis ce week-end à Avignon pour les Universités d'été du mouvement présidentiel. Il a eu un mot acerbe pour chacune des familles de l'opposition.

À peine inaugurées, les Universités d'été de La République en marche, organisées ce week-end à Avignon, prennent déjà des airs de lancement de campagne présidentielle. Et même si le président de la République ne pouvait décemment faire le déplacement jusqu'au Vaucluse pour participer à un événement partisan, cadres du mouvement présidentiel, parlementaires et ministres ont sans tarder fait feu de tout bois pour faire sa promotion.

Avant même d'arriver sur place, la porte-parole de LaREM, Prisca Thèvenot, a appelé à défendre "sans rougir" le bilan de la majorité auprès de notre antenne, tout comme le député élu dans la Vienne, Sacha Houlié, quelques heures plus tard. Mais c'est surtout le ministre de la Santé qui s'est distingué dans ce service après-vente. Dans un registre différent de celui de ses collègues cependant: Olivier Véran a, lui, choisi de descendre en flamme les oppositions.

Olivier Véran contre "les aventuriers"

Prenant la parole devant le public de ces Universités d'été quasi-automnales, il a averti en préambule: "Nous ne devons sous aucun prétexte laisser le pays sous les mains des aventuriers". Il a bientôt dévoilé l'identité de sa première cible, la vedette de l'heure à la droite de la droite. "Non, monsieur Zemmour, il ne suffit pas de citer Talleyrand pour être un homme d'Etat", a-t-il pointé. "Il cite des grands auteurs comme d'autres font de la prose, mais qui surtout, donne des boutons aux historiens sérieux", a-t-il encore ajouté. 

Son propos a bientôt migré vers une sphère voisine, celle de Marine Le Pen et du Rassemblement national. "Ma jeunesse disait: 'On emmerde le FN', qui criait: 'Touche pas à mon pote'", s'est souvenu le quadragénaire, qui s'est inquiété: "Et je ne peux pas me résoudre à voir qu'une part importante de la jeunesse s'abstienne ou se laisse tenter par des idées xénophobes".  

Depuis jeudi et sa condamnation à un an de prison ferme à l'issue du procès Bygmalion - sentence contre laquelle il a interjeté appel -, la droite a serré les rangs autour de Nicolas Sarkozy. "Il en va de la politique comme de l'amour on ne réchauffe pas les flammes", a critiqué Olivier Véran.

Il n'en a pas pour autant oublié la gauche. Évoquant le parti socialiste, où il a été encarté de ses débuts de militant à 2017, le neurologue a lâché: "Je suis ministre de la Santé, je ne peux pas tirer sur une ambulance."

Article original publié sur BFMTV.com

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