"Yves" : pochade décevante sur les dangers de l'intelligence artificielle avec Philippe Katerine

Jean-François Lixon
Dans "Yves", le dernier film de Benoît Forgeard qui sort mercredi 26 juin, un rappeur raté tombe sous la coupe de son réfrigérateur intelligent : une fable foutraque sur l'intelligence artificielle.

Film de clôture de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes cette années, "Yves" de Benoît Forgeard, où un artiste raté devient dépendant de son frigo augmenté, est comme le pendant du film d'ouverture, "La Daim" de Quentin Dupieux, sorti le 19 juin, où Jean Dujardin est dingo de son blouson.


Le réalisateur français signe avec Yves son troisième long métrage sur un sujet qui se serait mieux porté s'il en avait fait son neuvième court. Voulant dénoncer l'invasion de notre quotidien par les objets dotés d'intelligence artificielle, il part dans un délire tous azimuts. Il s'agit ici d'un réfrigérateur, prêté à Jérèm, un chanteur de rap nul et procastinateur (William Lebghil) pour le tester in vivo en échange de nourriture gratuite. Il est affublé d'un copain encombrant en la personne de
Philippe Katerine.

Hal 9000 dans ma cuisine

Le frigo prénommé Yves va occasionner autant de dégâts dans la vie de Jérèm qu'Hal 9000 à bord du Discovery de Stanley Kubrick dans 2001 : l'Odyssée de l'espace. A cette différence près que tout dans le film de Forgeard est pris du côté de l'humour, et que si les ordinateurs prennent le pouvoir, ce n'est finalement pas si grave. On peut regretter que l'approche du thème, même avec humour, ne débouche pas sur une véritable réflexion portée sur l'intelligence artificielle et ses dérives, comme dans la série télévisée Real Humans par exemple, ou (...)

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