Yvelines: un homme jugé pour avoir tué sa femme de 37 coups de couteau et de marteau

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Un homme est jugé pour avoir tué sa femme. - AFP
Un homme est jugé pour avoir tué sa femme. - AFP

Vingt-deux coups de couteau et quinze coups de marteau portés à son ex-femme: le procès d'un homme accusé d'avoir assassiné, sans violences physiques préalables, son ancienne compagne en 2019 s'est ouvert ce vendredi à Versailles devant la cour d'assises des Yvelines.

Ce féminicide d'une extrême violence, survenu 18 mois après la séparation, avait été précédé d'insultes répétées de Jean J. à la mère de ses deux enfants, mais aucune violence conjugale n'avait été constatée auparavant de la part de l'accusé, apparu ce vendredi dans le box en pull gris sur chemise sombre, le crâne dégarni, le regard perdu.

Ce quinquagénaire, diplômé de Sciences-Po Strasbourg, était haut cadre dans une importante mairie des Yvelines avant de tomber dans une phase de dépression à la suite d'un changement de majorité.

Tentative de meurtres sur les beaux-parents

Le matin du 24 janvier 2019 à Cernay-la-ville, dans le sud des Yvelines, l'accusé est entré dans la maison de son ex-femme, 48 ans, et s'en est pris à elle, la repoussant d'une pièce à l'autre du rez-de-chaussée à coups de couteau et de marteau, achetés quelques semaines plus tôt.

Venus lui rendre visite, les parents de la victime voient pleuvoir les coups - le médecin légiste comptera trente-sept plaies sur le corps-, puis le père tente de s'interposer. Jean J. est également renvoyé devant les assises pour tentative de meurtres sur ses ex-beaux-parents, qui, blessés, déclencheront les secours.

L'accusé partira ensuite voir la mer en Normandie avant de tenter de se donner la mort. Il sera interpellé par les enquêteurs huit jours après les faits.

"Culpabilité incommensurable"

En garde à vue, il reconnaît les faits, parle d'un moment de folie, il pensait passer à l'acte depuis près d'un mois. Depuis des mois, il insultait régulièrement son ex-femme par SMS.

Les parents de la victime sont arrivés au procès avec "un sentiment de culpabilité incommensurable", indiquait jeudi à l'Agence France-Presse (AFP) leur avocate, Me Elsa Crozatier. "De n'avoir rien pu faire, ça les hante tous les jours".

Les deux enfants du couple, âgés alors de 15 et 18 ans, n'ont eu aucun contact avec leur père depuis les faits, et ne seront pas présents à l'audience.

Le procès doit se poursuivre jusqu'à mercredi.

Article original publié sur BFMTV.com

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