Yunior García Aguilera, l'artiste qui défie le régime de Cuba

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Ce lundi, il sortira de chez lui et ce simple geste anodin sera celui d'un résistant. Fondateur d'Archipiélago, une plateforme de dissidents issus des milieux culturels de l'île, il s'est dissocié de ses camarades qui ont appelé à des concerts de casserole et des rassemblements dans les plus grandes villes du pays. Selon lui, rien ne serait pire que de déclencher la violence des autorités policières cubaines, qui ont interdit toute manifestation d'une quelconque contestation du régime. Alors il marchera seul sur l'une des plus grandes avenues de La Havane, une rose blanche à la main, pour témoigner envers ceux qui le reconnaîtront sa dénonciation du manque de libertés à Cuba.

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600 prisonniers politiques 

Selon les ONG des droits de l'homme, plus de 600 prisonniers sont détenus dans les geôles cubaines pour des motifs politiques. Le régime du président Díaz-Canel, successeur des frères Castro, a prévenu ces derniers jours qu'il ne laissera pas le pays se rouvrir au tourisme, pour la première fois depuis le début de la pandémie de Covid-19, s'il doit être pollué par de telles manifestations d'opposition orchestrées, selon lui, par les États-Unis.

Le fait même que les Latin Grammy Awards américains pourraient, le 18 novembre à Las Vegas, récompenser le clip Patria y Vida réalisé par des artistes cubains, dont certains sont aujourd'hui en prison, n'est sans doute pas étrange...


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