Yoni Palmier, «le tueur à la moto», jugé en appel

Libération.fr

Il est resté le «mystère Yoni Palmier». En première instance, impossible de cerner cet homme, accusé de quatre assassinats sans lien les uns avec les autres, perpétrés en 2011 et 2012 dans l’Essonne. Les crimes qui lui sont reprochés portent la signature d’un «tueur en série», selon les psychiatres qui évoquent un mode opératoire «froid, déterminé et expéditif». En 2015, devant les jurés, Yoni Palmier, 39 ans, était resté impénétrable. Apathique, désinvolte, bravache, il n’a offert que des dénégations alambiquées. La cour d’assises de l’Essonne l’a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans. Elle a aussi jugé que s’il était toujours considéré comme dangereux en fin de peine, il pourrait être placé en rétention de sûreté, mesure très rarement prononcée. Ce mardi, c’est au tour des jurés de la cour d’assises de Paris de s’atteler au casse-tête Palmier.

L’affaire du «tueur à la moto» commence à Juvisy-sur-Orge. Le 27 novembre 2011, un voisin découvre dans un parking souterrain le corps de Nathalie Davids, 35 ans, atteinte de sept balles. Des voisins ont repéré un homme à moto dans les environs, mais n’en livrent pas une description cohérente.

Le 22 février 2012, Jean-Yves Bonnerue, 52 ans, est assassiné d’une balle dans la tête dans le même parking de Juvisy. Là aussi, les témoins rapportent avoir aperçu un homme à moto portant un casque intégral à proximité de la scène de crime. Le 17 mars 2012, la série macabre se poursuit : Marcel Brunetto, 81 ans, est assassiné d’une balle dans la tête dans le hall d’un immeuble à Ris-Orangis. Enfin, le 5 avril, Nadjia Boudjemia-Lahcène, 48 ans, succombe à deux tirs dans le hall de son immeuble de Grigny. Cette fois, les témoins sont plus précis : ils ont vu une moto Suzuki blanche et bleue. Mais les enquêteurs ne parviennent pas à établir de lien entre les victimes. A croire qu’elles ont été choisies au hasard. Le mode opératoire est, par contre, identique : elles ont été (...)

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