La yole martiniquaise, un héritage qui revit

C’est l’héritage martiniquais qui retrouve un second souffle ces derniers temps. Il est de plus en plus commun de voir des équipages monter à bord d’une yole. Ce navire est particulier : pour ne pas le voir se retourner et plonger son équipage à l’eau, les personnes doivent rester coordonnées aux extrémités du bateau pour garantir l’équilibre global. Une pratique devenue un sport et qui nécessite à la fois une précision impressionnante et une coordination permanente des membres à bord. Un héritage bientôt à l’UNESCO ? Dans son atelier, Jean-Charles Melchior s’applique à produire le plus de yoles possible. Pas de notice ni de plan de construction : c’est de père en fils qu’est transmis le savoir-faire pour créer ce type de bateau. La yole espère désormais intégrer l’héritage immatériel de l’UNESCO. Pour mettre en avant ce navire et le promouvoir dans le monde, les plus grands skippeurs ont été invités à bord pour réaliser des courses et se familiariser avec cette manière de naviguer.