Yasuke : l'histoire du samouraï noir

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« Le père Alexandre avait amené des Indes un valet maure, aussi noir que sont les Ethiopiens de Guinée, mais natif du Mozambique, de ceux qu’on nomme Cafres. » Au printemps 1581 dans son palais de Kyoto, l’unificateur du Japon Oda Nobunaga n’en croit pas ses yeux. Jamais il n’a vu cela. L’homme qui se tient devant lui a la peau noire ! Poursuivant son récit, le jésuite François Solier écrit : « Ne pouvant croire que cette couleur fut naturelle, Nobunaga tint qu’on l’avait ainsi peint pour plaisir. Mais après l’avoir fait dépouiller, tout nud jusques à la ceinture, et examiné le tout, il reconnu la vérité. »

Côté japonais, le chroniqueur Ota Gyuichi décrit un individu « en bonne santé, beau et d’un bon comportement » qui mesure pas moins de 6 shaku (1,82 m), taille impressionnante pour les Nippons de l’époque. En grand général, Nobunaga sait apprécier la bravoure d’un individu au premier coup d’œil. Entre les deux hommes, le courant passe. L’esclave noir, nommé Yasuke, est arrivé au Japon depuis presque deux ans, et sait désormais parler le japonais. Le seigneur le complimente et lui fait remettre une belle somme d’argent. Cet instant est historique car Nobunaga fait libérer l’esclave pour le prendre à son service. Son propriétaire, un jésuite italien tout juste toléré dans l’archipel, n’a d’autre choix qu’obtempérer.

La curiosité pour les Africains dans le Japon médiéval est rapportée par le Portugais Jorge Alvares qui, en 1547, écrivait déjà : « Les Japonais se réjouissent de (...)

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