Sur "Yasuke", IAM revisite "Le Radeau de la Méduse" avec des migrants

Marwane Touati

MUSIQUE - “L’équipe de choc est de retour”. IAM revient avec un nouvel album studio après plus de 30 ans de carrière et “c’est pas des ‘lol’” comme dirait le rappeur Jul, lui aussi originaire de Marseille.

L’album est intitulé “Yasuke”, en hommage à un esclave africain devenu samouraï au Japon au 16e siècle. Sorti ce vendredi 22 novembre, le nouveau projet d’Akhenaton, Shurik’N, Imhotep, Kheops et Kephren s’articule autour de seize morceaux fidèles à ce que le groupe emblématique a l’habitude de proposer. Le HuffPost les a rencontrés, dans une interview vidéo à découvrir en tête de cet article.

 “Il va falloir cohabiter et trouver des solutions”

La pochette de l’album qui fait référence à la célèbre peinture de Théodore Géricault “Le Radeau de la Méduse” annonce la couleur, représentant “plusieurs personnes de différentes couches de la société” naviguant des eaux tumultueuses vers des eaux plus calmes à l’image de la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui. 

Cette pochette, comme le souligne Akhenaton, fait également référence aux migrants qui tentent désespérément de traverser la mer Méditerranée et spécialement à l’adolescent malien de 14 ans retrouvé noyé, son bulletin de notes cousu à sa veste, après qu’il ait essayé de venir en Europe clandestinement.  Une histoire d’une “incommensurable tristesse”, celle d’un “gamin qui voulait juste aller à l’école” et qui a bouleversé IAM. Selon eux, le problème est clair: “En Europe, il faut qu’on dépasse nos peurs”. 

Le tableau

IAM ne perd pas le nord et continue de diffuser “son message”

“Aujourd’hui, détruire c’est beaucoup plus simple que de construire”, affirme Akhenaton. Ici, le rappeur fait référence aux polémiques de ces derniers mois concernant la question de l’Islam en France ou encore celle de Greta Thunberg et son engagement pour le climat. Selon lui, les médias accordent la parole à des personnalités dont les prises de position figées ne font pas avancer les débats.  

“Dire des conneries incommensurables, c’est le...

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